Patrice (prénom d’emprunt), a totalement disjoncté le 17 septembre 2019. L’homme né en 1980 vivait alors avec sa mère, née en 1946. Suite à des faits d’intimidation de menaces et de harcèlement, celle-ci avait obtenu un jugement d’expulsion en 2016, expulsion qui n’avait jamais été mise à exécution. Suite à de nouveaux faits, elle a reçu une nouvelle citation et a signifié à son fils qu’elle le mettait dehors, cette fois pour de bon. Si il est resté calme en fin d’après-midi ce jour-là, vers 23h, il s’est présenté devant sa mère qui dormait devant la télévision avec une masse pesant pas loin d’un kilo. Il a frappé une première fois sa mère à la tête, avant de lui donner des coups sur les jambes et de lui infliger un second coup à l’arrière du crâne.

"Puisque tu m’as mis dehors, tu sortiras les pieds devant", lui aurait-il alors déclaré. Pour être certain de parvenir à ses fins, il avait d’ailleurs débranché la prise de téléphone afin qu’elle ne puisse pas appeler les secours. La victime a finalement trouvé refuge chez des voisins.

Entendu par les policiers, Patrice expliquera avoir connu une enfance difficile et avoir été maltraité et négligé par sa mère et son beau-père. De l’enquête, il ressort que le prévenu n’a pas de parcours professionnel, qu’il a été harcelé, brimé et frappé à l’école, que sa vie affective et sentimentale est inexistante et que sa personnalité comporte des traits schizoïdes s’ajoutant à un état anxieux et dépressif. La victime souffre pour sa part d’un important stress post-traumatique après avoir été victime d’une commotion cérébrale sévère.

L’auteur des faits a pour sa part tenté de minimiser les faits, expliquant qu’ils n’étaient pas volontaires mais étaient survenus dans le cadre d’une dispute et d’une bousculade et qu’il n’avait pas voulu tuer sa mère.

Le tribunal a condamné Patrice à 6 ans de prison ce jeudi.

Le parquet a requis et obtenu l’arrestation immédiate de l’intéressé, vu son absence à l’audience du 1er avril.