Il est 2h15 du matin, le 1er juin dernier, lorsqu’une patrouille de police croise la route d’un véhicule descendant la Merveilleuse à vive allure. "Ils veulent contrôler la plaque mais elle est masquée par un sac plastique", indique le parquet de Namur. S’ensuit une course-poursuite qui ne sera pas bien longue pour le fuyard, contraint de s’arrêter après avoir percuté une bordure. Au sol, côté passager, les policiers retrouvent des munitions. D’emblée, l’homme reconnaît s’être débarrassé d’un pistolet 9mm et d’un petit pacson de cannabis. "Il a été directement très collaborant et était très calme. Ce n’est pas le caïd qu’on veut faire croire mais plutôt un amateur", plaide son avocate.

Quelques minutes avant son interpellation, l’homme a néanmoins fait usage de son arme en tirant en l’air pour faire peur à un groupe de personnes qui le menaçaient depuis plusieurs jours. Ces faits s’inscrivent dans un contexte de règlement de compte sur fond de trafic de stupéfiants. Le prévenu vient d’ailleurs d’être condamné, début du mois, à 18 mois de prison avec sursis probatoire pour trafic d’héroïne. Dans le cadre de sa détention préventive à domicile, il avait brisé son bracelet électronique.

Pour la défense, une peine de probation autonome avec un cadre et une thérapie à suivre semble plus adéquate. Jugement le 13 janvier.