Namur Grégory, 36 ans, risque au moins 15 ans de prison.

Il a tenté d’obtenir le huis clos tant il était honteux mais le parquet s’y est opposé, estimant que de tels faits devaient être dénoncés publiquement!

Grégory V. est poursuivi pour le viol à de nombreuses reprises sur des enfants de moins de 10 ans : Léa, sa belle-fille, née en 2009 et sa propre fille, Nina, née en 2008. Léa a subi ses violences pendant deux mois alors que Nina a été sa victime toutes les semaines entre 2015 et 2017, dans l’institution où elle était placée…

C’est en visionnant la centaine de vidéos tournées par Grégory que les enquêteurs ont reconnu le divan du local que cette institution mettait à la disposition des visiteurs. Le père indigne est aussi poursuivi pour des attentats à la pudeur sur les fillettes, pour avoir favorisé la débauche de Léa et de Nina, pour détention de matériel pédopornographique et surtout pour leur diffusion sur le Net à des prix allant de 100 à 500 € !

C’est suite à une dispute avec sa compagne que Grégory, début septembre 2017, s’est dénoncé à la police. Il cherchait, comme encore aujourd’hui, un moyen de se faire soigner tant il était écœuré par son comportement ! "Malheureusement oui, je reconnais tout !", a-t-il avoué d’une voix claire, en opposition totale avec son attitude de pénitent. L’homme attribue son comportement aux sévices sexuels subis dans sa petite enfance. Ses victimes réclament chacune 5 000 € de dommage, ainsi que leur mère.

Le Parquet , n’est pas tendre avec le violeur : il requiert 15 ans de prison puis une mise à disposition du tribunal d’application des peines de 10 ans, afin de "protéger la société". Grégory a été catalogué extrêmement dangereux par les psys qui ne l’ont pas ménagé : un antisocial, psychopathe sévère, qui doit être encadré à très long terme, car impossible à "corriger". Son avocat souhaite lui donner une dernière chance de se faire soigner en demandant un sursis probatoire. "Au point où j’en suis, je m’en fous ! 15 ans, ce n’est pas encore assez pour ce que j’ai fait, mais j’assume", a-t-il dit avant de quitter la salle, menotté. Jugement le 14 février