L’aire de bivouac d’Engreux à nouveau souillée par des déchets. Une vidéo coup de gueule postée sur FB

Maxime Alexandre, un passionné de randonnées, s’est mis en colère, dimanche dernier, en découvrant l’aire de bivouac d’Engreux, à nouveau souillée par des déchets. Sa vidéo coup de gueule, postée sur sa page Facebook Trekking et voyage, blog rando, a suscité l’indignation. Commentée par près de 100 personnes, elle a été partagée plus de 1.000 fois !

"Quand ma compagne et moi sommes arrivés au bivouac pour y passer la nuit, après une randonnée autour du lac de Nisramont, nous avons découvert ce triste spectacle", se désole-t-il. "Un voisin m’a donné un sac poubelle et j’ai ramassé les canettes, bouteilles et autres immondices. Des touristes de passage, venus faire la fête, ne sont pas les seuls en cause. En effet, j’ai trouvé parmi les déchets qui jonchaient le sol des emballages de nourriture lyophilisée, consommée par les randonneurs."

Révolté par ce manque de respect, Maxime Alexandre a mis en ligne cette vidéo et prévenu les gestionnaires d’Escapardenne, qui ont inauguré, en juin 2015, cinq aires de bivouac dans le parc naturel des Deux Ourthes. Il avait déjà manifesté son mécontentement, pour la même raison, deux mois après l’ouverture.

"A Engreux, les débordements sont fréquents, surtout de mai à septembre", confirme Sébastien Este, concepteur du tracé d’Escapardenne, un réseau de randonnées transfrontalier. "Cette aire de bivouac, située à 300 mètres du village, est accessible en voiture. La cohabitation entre les randonneurs et les fêtards pose problème. Tout comme les nuisances sonores dont se plaignent les habitants."

En octobre , de nouvelles mesures ont, dit-il, été prises pour éviter les débordements. "La commune de Houffalize a demandé à un agent constatateur de faire des contrôles et, dans le cas où le règlement n’est pas respecté, d’appliquer des sanctions administratives. Des amendes sanctionnent les contrevenants. La commune souhaite maintenir cette aire de bivouac pour éviter le camping sauvage. Une nouvelle évaluation est prévue en octobre."

N.L.