Un nouvel agent constatateur d’infractions va être recruté pour que la Ville puisse appliquer ses sanctions communales.

"Lorsque je suis entrée en fonction, j’ai été horrifiée de voir l’équipe réduite d’agents constatateurs. Comment Namur peut-elle appliquer ses sanctions administratives communales avec aussi peu d’agents ?", nous explique avec spontanéité l’échevine de la Propreté publique Charlotte Deborsu.

Laquelle a une bonne nouvelle à annoncer. "L’une de mes premières demandes a été d’augmenter cet effectif." Elle a été entendue. Lors d’un récent collège du bourgmestre et des échevins, il a été décidé d’engager un agent supplémentaire. "L’appel à candidatures sera lancé dans les semaines qui viennent", précise l’échevine qui tient à jouer sur la répression autant que sur la prévention.

"Le souci, c’est que les agents de la propreté ne peuvent pas constater les infractions même lorsqu’ils en sont témoins. Régulièrement, on jette des saletés devant leurs yeux. Parfois, ils viennent juste de vider une borne de propreté que quelqu’un vient y déposer une valisette avec ses déchets ménagers."

Ces incivilités répétées, si elles ne sont pas suivies de sanction, donnent un sentiment d’impunité, atteignent au moral des agents de la propreté et attisent la colère des Namurois qui se plaignent de constater que les mêmes infractions sont commises sans arrêt, comme les dépôts d’immondices au pied des bulles à verre.

Cet engagement d’un agent supplémentaire (ils seront 3 au lieu de 2 actuellement dont un absent de longue durée) est un progrès, mais ne suffira pas pour autant à constater les infractions. Raison pour laquelle l’échevinat de la propreté planche sur le placement de caméras aux endroits critiques.

Pour rappel, les agents constatateurs sont assermentés pour constater les incivilités. Ils dressent un rapport qui est transmis à l’agent sanctionnateur et c’est lui qui envoie la sanction administrative communale (SAC ou amende) à l’auteur de l’infraction.

En matière de propreté et d’environnement, est notamment puni d’une SAC de minimum 50 euros le fait de :

  • souiller la voie publique de quelque manière que ce soit ;
  • ne pas ramasser les déjections canines de son animal ;
  • déposer dans les bornes de propreté (poubelles publiques) de tout déchet ne résultant pas d’une consommation sur la voie publique ;
  • jeter sur la voie publique (y compris accotements) des mégots, canettes, chewing-gums ;
  • jeter des cigarettes incandescentes dans les bornes de propreté (poubelles publiques) ;
  • abandonner des emballages, sacs-poubelle ou valisettes, bidons d’huile, déchets inertes sur la voie publique ;
  • verser des liquides, tenter d’introduire des objets ou matières autres que des eaux usées dans les égouts publics…