Namur La société tient à rappeler que c’est la ville et la région qui ont freiné le dossier

Infrabel n’est pas ravie lorsque l’échevine Stéphanie Scailquin, interrogée par la conseillère Eliane Tillieux, déclare devant le conseil communal que la ville de Namur va "réinterpeller Infrabel pour accélérer le processus. L’accident malheureux de cette semaine nous montre l’obligation d’aboutir à des solutions rapidement".

C’est qu’Infrabel a demandé la suppression du passage à niveau de Jambes où un jeune garçon de 13 ans a trouvé la mort la semaine dernière. Depuis de nombreuses années.

"Une première demande de permis est introduite en 2012, une étude d’incidence est réalisée, mais à L’arrivée… Rien. Pas de permis, le passage à niveau va donc encore rester quelques années", rappelle le porte-parole d’Infrabel Arnaud Reymann." Le dossier est réintroduit par Infrabel en 2016, et un accord de principe est trouvé avec la ville de Namur sous réserve que notre projet de suppression de passage à niveau soit étudié en concertation avec le Service Public de Wallonie qui envisage un contournement de Jambes (projet dit de La Collectrice)", poursuit-il

Des réunions de coordination sont programmées en 2017 et 2018 avec le SPW et la ville de Namur, mais Infrabel reste toujours dans l’attente.

"Nous sommes en 2019, et dans les faits, rien n’a bougé au passage à niveau de la gare de Jambes, malgré tous les efforts déployés par Infrabel. Et pourtant, Infrabel a pris les devants : des composants du passage à niveau ont été déplacés, afin de pouvoir travailler plus vite lorsque la décision (que l’on pensait imminente) devait tomber."

Aujourd’hui, Infrabel invite les autorités locales et régionales à se mobiliser "pour permettre enfin à Infrabel, après 7 ans d’attente, de supprimer ce passage à niveau où les usagers adoptent des comportements dangereux."