Namur Richard Fournaux dresse son bilan après une année en dehors de l’hôtel de ville de Dinant.

Le temps où Richard Fournaux était bourgmestre de Dinant semble déjà loin. Nous avons rencontré le député provincial de l’Enseignement, de la Formation et des Ressources internes dans son bureau de la Province .

Richard, suivez-vous encore l’actualité dinantaise ?

"Je lis la presse tous les jours, oui. Des membres de ma liste me téléphonent encore souvent mais j’estime que je dois avoir un devoir de réserve durant la première année. Premièrement parce que je connais toutes les difficultés liées à ce mandat et qu’être un opposant farouche ne me correspondrait pas, mais aussi parce que les Provinces sont amenées à devenir de vrais partenaires des communes."

Vous donnez quand même des directives à vos conseillers communaux ?

"Parfois des conseils lorsqu’ils me contactent, oui. Il m’est également arrivé via leur voix de rectifier des contre-vérités, comme quand la majorité actuelle a indiqué qu’elle ne faisait plus de réceptions à l’hôtel de ville car ça faisait des heures supplémentaires. Lorsque des réceptions étaient organisées à l’hôtel de ville dans le cadre d’un événement, c’est toujours ma secrétaire qui s’en chargeait et qui ne touchait qu’une prime de cabinet de 110 €. Elle n’a jamais demandé à être payée en heures sup."

Quel regard portez-vous sur la politique menée par la majorité actuelle ?

"La mienne et celle d’Axel Tixhon sont totalement différentes. Lui veut recentrer les activités sur Dinant et ses villages en abandonnant les grands événements et autre manifestations comme le Nouvel An chinois, etc. Mais Dinant n’est pas n’importe quelle ville. Elle a un statut touristique et doit tenir ce rang via de l’événementiel. En Chine, on est référencés dans les books des opérateurs touristiques. On a par ailleurs créé un musée Sax dans toute la ville, qui correspond aujourd’hui à ce qu’on avait imaginé. Il faut faire vivre tout cela. Nos deux visions ne sont pas incompatibles."

Vous avez l’impression que le travail que vous avez pu faire est saboté ?

"Saboté, non. C’est une question de vision. Mais cela pourrait ruiner les efforts que nous avons faits."

La coalition n’a pas encore sorti de gros projets de ses cartons. Votre avis ?

"Effectivement, tout ce qui a été réalisé jusqu’à présent vient de subsides que nous avions obtenus et de travaux qu’on avait planifiés. Il ne faut pas négliger l’aspect financier en tenant compte du budget."

Ce poste de bourgmestre vous manque ?

"Changer de fonction m’a permis de souffler. Peut-être qu’un jour on nous rendra justice car quand je vois tout ce qu’on a réalisé sur notre dernière législature, c’est juste fou."

S.M