La victime doit vivre avec une plaque de métal dans le visage

De nature plutôt jalouse, Benoit perd les pédales quand il commence à sentir que sa compagne, Alice prend ses distances. Ce soir de juillet 2018, il s’inquiète parce qu’elle ne rentre pas. Il se rend sur son lieu de travail, un Burger King. Elle sort de l’établissement avec un collègue et il les suit, dans un premier temps. Sur la RN 98 à hauteur de Jemeppe, il les dépasse et freine subitement, les forçant à s’arrêter. Les deux hommes sortent des véhicules pour s’expliquer et Benoit frappe celui qu’il pense être un rival amoureux en plein visage, avant de le rouer de coups quand il est au sol, s’acharnant littéralement. Alice lui hurle d’arrêter, qu’il va tuer sa victime. Celle-ci s’en sortira avec une fracture de la face, une plaque en métal devra lui être posée lors d’une lourde intervention chirurgicale pour résoudre le problème.

Interrogé le 1é juin dernier par le tribunal, le prévenu ne contestait pas les coups, ce serait difficile, mais se présentait comme victime et disait s’être défendu. Pour le substitut Gaublomme, les préventions d’entrave méchante à la circulation et de coups et blessures sont établies. Pour "cet acte sauvage inspiré par la jalousie", le substitut réclame une peine de travail de 200 heures, soulignant les séquelles dont la victime souffre.

Le tribunal a rendu son jugement ce vendredi et condamne Benoit à une peine de travail de 200 heures