Les faits remontent aux 4 août 2019 à Wépion, sur le halage. Un jeune homme né en 1998 a planté son rival amoureux à l’aide d’une paire de ciseaux culinaires à trois reprises. La victime a été touchée deux fois aux bras et une fois dans le bas du dos (Ndlr : la profondeur de la plaie n’a pu être déterminée pour ce dernier coup). "Il est arrivé par-derrière. Le troisième coup est proche de la colonne vertébrale. Mon client souffre d’une incapacité permanente de 5 %. Pour le même prix, il aurait pu être paralysé", a indiqué la partie civile qui réclame 5.000€ provisionnels sur un montant de 50.000€.

L’auteur des faits est poursuivi pour tentative d’assassinat. Il comparaissait ce jeudi matin devant le tribunal correctionnel de Namur, devant un siège à trois juges. "Je ne voulais pas le tuer. J’ai voulu lui faire peur. Sur place, j’ai eu un coup de sang", a-t-il expliqué. Le parquet de Namur a précisé que la relation qu’il entretenait avec sa petite amie de l’époque prenait l’eau depuis un certain temps. Le jour des faits, elle lui annonçait par téléphone qu’elle y mettait un terme. Elle lui précisait également qu’elle était en train de manger une glace en bord de Meuse avec un autre garçon… "A ce moment, monsieur a dit : "je vais venir le tuer". Il y avait déjà là une intention homicide qui s’est matérialisée par les coups de ciseaux. Il ne s’est pas arrêté là puisqu’il a poursuivi la victime qui a eu le temps de se réfugier dans un établissement. Il a ensuite jeté l’arme et son gsm dans la Meuse", a précisé le parquet de Namur. Sur conseil de son père, le jeune homme s’est rendu à la police.

Si elle n’a pas contesté la préméditation, la défense a néanmoins demandé une requalification des faits en coups et blessures volontaires. "S’il avait voulu tuer, il aurait pu prendre une autre arme. Un couteau, par exemple. Les zones visées, à savoir les bras et le bas du dos, ne sont pas létales. La partie civile, évoquant le coup de ciseaux dans le dos, a d’ailleurs parlé de possible paralysie et non de mort", a expliqué son avocate qui indique qu’il n’y a pas eu d’acharnement. Jugement le 13 décembre.