Jean-Charles Luperto, député-bourgmestre de Sambreville (PS) a interrogé le ministre wallon des infrastructures sportives Jean-Luc Crucke (MR) à propos du manque de terrains autorisant la pratique du motocross en Wallonie.

"Force est de constater, explique le député, que la pratique du motocross sur des sites non-autorisés est en constante augmentation au point où elle s’est invitée à l’agenda de plusieurs conseils communaux. En effet, le manque d’infrastructures et de circuits d’entraînements pour la pratique de ce sport est criant en Wallonie et pousse les amateurs de ce sport à le pratiquer dans l’illégalité, en se mettant en danger, en engendrant des nuisances sonores ainsi qu’en endommageant les espaces naturels notamment."

Jean-Charles Luperto demande donc au ministre s’il ne faudrait pas se pencher sur le problème afin de trouver des solutions répondant aux attentes de toutes les parties concernées et s’il ne prendrait pas contact avec son collègue de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour étudier le problème de manière concertée.

Il y a quelques mois, la fermeture du terrain de Lierneux à la suite d’un recours d’un riverain avait suscité des réactions dans la presse et le mécontentement de certains pilotes. Mais d’un autre côté le ministre Crucke a souligné que les planètes étaient alignées pour voir aboutir le terrain de Bassenge (Province de Liège). Qu’en est-il ? Demande encore Luperto. Tout comme il pose la question de l’alternative du motocross électrique.

Enfin, si le ministre a déjà souligné les difficultés administratives auxquelles sont confrontés les dossiers de candidatures qui les conduisent irrévocablement à être non recevables, le député socialiste demande si les critères demandés ne sont pas de facto éliminatoires par leur complexité et leur haut taux d’exigence et si une simplification administrative est à l’ordre du jour.

D'abord mettre en œuvre les projets pour lesquels des éléments concrets sont dès à présent connus et objectivés

Le ministre se dit bien au fait de la pénurie de circuits de motocross permanents en Wallonie. Selon lui, un appel à projets lancé en 2012, qui visait à concrétiser un circuit dans chaque province, n’a pas permis de réaliser le moindre circuit permanent pour les adeptes de motocross et l’idée est désormais de se focaliser sur les projets les plus aboutis et qui pourraient rencontrer l’adhésion des acteurs locaux. C’est le cas par exemple de Bassenge, projet qui est en bonne voie, grâce à une collaboration efficiente entre les pouvoirs locaux, la FMW et Natagora, le lieu présentant un intérêt écologique qu’il s’agit de préserver. Concernant Lierneux, le projet est fortement avancé. Une analyse approfondie du dossier est en cours au sein du cabinet qui est en contact étroit avec les porteurs de projet.

"L’approche que j’ai décidé d’adopter est donc différente de celle de mes prédécesseurs et vise à mettre en œuvre de manière prioritaire les projets pour lesquels des éléments concrets sont dès à présent connus et objectivés" souligne Jean-Luc Crucke. Pour lui, le travail avance et il nourrit de bons espoirs de voir certains dossiers se concrétiser dans les mois à venir, en respectant parfaitement la sécurité pour tous et les normes environnementales en vigueur. Il a pris l’initiative de solliciter ses collègues en charge de l’environnement et de l’aménagement du territoire, les Ministres Tellier et Borsus, afin d’initier un groupe de travail commun sur cette problématique. "Tous deux ont répondu favorablement à ma demande et je m’en réjouis car je suis persuadé que cette collaboration permettra de lever les freins liés à la méconnaissance de ce sport et, à l’avenir, de faciliter les démarches en matière de permis unique afin de permettre la pratique de ce sport en toute sécurité."