Namur Le projet de salle polyvalente à Ham est abandonné. Les contrats vont être rompus.

La nouvelle majorité JEM a déjà tenu une de ses promesses de la campagne électorale. Et c’est avec un réel plaisir que le nouvel échevin Jean-Luc Evrard l’a annoncé : le projet de construction d’une salle polyvalente sur un terrain du quartier des Fauvettes à Ham-sur-Sambre est abandonné. Les contrats passés avec l’intercommunale Igretec pour l’élaboration du projet et avec les entreprises Vandezande et Pirlot pour la construction ont été résiliés.

Ce projet de salle qui aurait dû accueillir jusqu’à 300 personnes avait déjà fait l’objet de vives critiques. Pour son coût d’abord : 2,5 millions d’euros. L’endroit, ensuite, était jugé inapproprié par les pompiers, qui estimaient que la voirie d’accès était trop étroite pour que les services de secours puissent y accéder facilement. On avait également souligné le problème de parking. Seuls une septantaine d’emplacements étaient prévus au projet, avec la probabilité de voir les riverains envahis à l’occasion des diverses manifestations organisées. Et surtout, pour Jean-Luc Evrard, cette salle aurait fait double emploi avec le nouveau centre Gabriel Bernard, en cours de finition.

Évidemment, la rupture des contrats passés entraînera le paiement d’un dédit pas piqué des vers. On parle de 200 000 à 250 000 euros mais la majorité assume : il vaut mieux perdre cette somme plutôt que de dépenser près de 2 millions d’euros pour rien.

Joseph Daussogne, l’ex-bourgmestre et le père de ce projet, râle. Pour lui, la suppression de celui-ci n’est que l’expression d’un désir de revanche de la nouvelle majorité. "Vous êtes guidés par une volonté de détricoter ce que nous avons tricoté. Vous vous acharnez contre la salle de Ham, mais peut-être est-ce parce qu’un jour Ham sera annexée à Sambreville ?", dira le mayeur déchu.

Le chef de groupe PEPS, Pierre Seron, regrette vivement l’abandon de ce projet. Pour lui, cette salle aurait pu créer une nouvelle dynamique dans le village de Ham. "Vous faites fausse route. On jette plus de 200 000 euros par les fenêtres. Le projet présenté par l’ancienne majorité aurait pu être amélioré, mais en aucun cas abandonné."

LEF