Namur Pour Daussogne, l’abandon du projet de salle polyvalente à Ham met les maisons avoisinantes en danger.

La décision de la majorité de saborder la salle polyvalente de Ham-sur-Sambre est revenue sur le tapis lors du dernier conseil communal. On sait (voir nos éditions précédentes) que l’annulation des contrats passés avec l’intercommunale Igretec qui s’occupait du montage du dossier et les entreprises Vandezande et Pirlot, chargées de la construction de la salle, aurait un coût.

Ces deux dernières auraient pu réclamer 132 000 euros de dédit mais après une négociation menée par le directeur général de l’administration, il a été ramené à 82 000 euros, a annoncé l’échevin Jean-Luc Evrard.

Sur les bancs de Peps, Michel Gobert réagit : "50 000 euros c’est bien mais il faut encore négocier le dédit avec Igretec, sans oublier les frais des installations qui ont déjà été faites et qui devront être démontées." Evrard ne s’en laisse pas conter. Pour lui, il vaut mieux perdre ces sommes-là plutôt que de dépenser inutilement plus de deux millions d’euros.

Edouard François, le jeune colistier de Joseph Daussogne rappelle que les 270 riverains mécontents de l’érection de cette salle ne représentent que 8 % de la population de Ham. Et à propos des problèmes d’accès par les pompiers qui avaient été soulevés à plusieurs reprises, on n’avait qu’à faire une route, selon lui. Une perche dont l’ex-mayeur se saisit illico.

Pour lui , si on avait construit la salle, on aurait pu aménager l’accès aux services de secours. Mais à cause de la décision de la majorité, ces aménagements n’auront pas lieu et la vingtaine de maisons avoisinantes ne sont pas accessibles aux secours, leurs habitants sont donc en danger. Les habitations risquent de brûler sans que les pompiers ne puissent intervenir, lancera l’ancien homme fort de la commune. Vous avez dit mauvaise foi ?

Le président de séance rappelle que le conseil est appelé à voter sur la diminution du prix à payer pour les ruptures de contrats, pas pour le reste du dossier déjà approuvé en séance précédente. Et Stéphanie Thoron, pour tenter de calmer le jeu, propose à Daussogne de mettre ce point concernant la sécurité à l’ordre du jour du prochain conseil.