Le Covid-19 a façonné bon nombre de destins, pas toujours de façon tragique, heureusement. Pour Juliette Mathieu, l’épidémie a précipité son entrée dans le monde de l’entrepreneuriat.

"J’ai terminé mes études d’agronomie et sciences de l’environnement à Ciney en janvier et je voulais partir à l’étranger quelques mois avant de chercher du travail ou de démarrer un projet. J’avais besoin de faire le point sur ce que je voulais faire", raconte cette jeune femme qui a toujours été intéressée par la cuisine et l’alimentation. "Je savais que je finirais par travailler dans ce domaine", sourit-elle.

Accompagnée par Job’in, Juliette a décidé de commercialiser le granola qu’elle préparait depuis des années à la maison. "J’avais trouvé la recette quand j’avais 16 ou 17 ans et on l’avait modifiée à notre goût. Le granola est l’alternative idéale aux céréales industrielles du petit-déjeuner car il est à la fois sain et gourmand. Il comprend de l’avoine, des noix de cajou, des noisettes, des amandes et du coco avec de l’huile de colza, le tout caramélisé au four. C’est délicieux et c’est équilibré", s’enthousiasme la jeune femme de 25 ans, qui a toujours baigné dans un milieu d’indépendants.

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Le mois dernier, elle a commencé la production de quatre versions de granolas sucrés et d’un salé. "Le granola salé est un peu différent. Il peut se manger au petit-déjeuner, mais est aussi délicieux à grignoter à l’apéritif ou à ajouter dans les salades, les soupes… Je vais sans doute créer une nouvelle recette sucrée et une recette salée avant de me lancer dans des barres de céréales style granola, faciles à emporter pour un en-cas", planifie-t-elle.

Pour l’instant, les produits 100 % namurois (ils sont fabriqués à Lives-sur-Meuse, dans les cuisines de La Bergerie) des Granol’ettes sont vendus en vrac chez Abracadavrac (Bois-de-Villers) et en sachets chez Paysans Artisans, mais Juliette est en train de développer son réseau de vente.

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