Namur C’est la quatrième fois que la Namuroise est nommée. On peut votre jusqu’au 1/7.

Quatre ans que son restaurant est ouvert (Lou Ferri à Havelange), quatre ans que Karin Burton est nommée pour le titre de Lady Chef. "Ce n’est pas dans les journaux ni à la télé. Mais pour moi, femme chef, c’est important… Le titre de Lady Chef 2016, qu’est-ce qu’il me ferait plaisir. Ce serait quand même pas mal d’y arriver cette fois, tant pour moi que pour mes partenaires", dit-elle.

Karin fait partie de ces chefs qui estiment que leur cuisine ne serait rien sans ses producteurs, qu’elle va chercher dans la Sud de la France, à Nîmes, où elle a vécu et tenu un restaurant pendant plusieurs années.

"Pour moi, il n’y a pas de fournisseurs mais bien des partenaires. Sans eux, je ne suis rien. Ma cuisine est une continuation de leur travail. Pour sublimer leurs produits, j’ai besoin que le courant passe entre nous. La magie des rencontres fait qu’avec certains les liens sont plus intenses qu’avec d’autres. Qu’ils soient oléiculteurs, mouliniers, éleveurs, cultivateurs, vignerons, ils font tous partie de mon univers."

Raison pour laquelle elle nous a emmenés à Nîmes afin de faire leur connaissance (lire ci-dessous). "Souvent, je n’arrive pas à faire venir les produits qui m’intéressent en Belgique alors je les fais remonter jusqu’à Reims et je vais me fournir là-bas", raconte cette passionnée qui propose une cuisine à la truffe, provençale et camarguaise, avec pas mal d’incursions en Corse.

Plusieurs fois par an, elle descend elle-même pour aller faire un coucou à ses producteurs chéris et importer directement ce qui l’intéresse et qu’elle est la seule à travailler dans notre pays. Comme le taureau de Camargue, une AOP qu’il lui tient à cœur de proposer sur nos tables. "Si je propose du riz, c’est du riz de Camargue. Si je propose des asperges, elles seront en provenance du Sud-Ouest comme les abricots et les melons que je fais venir de là-bas", énumère-t-elle. "Je ne vais pas travailler des produits qu’on trouve partout ailleurs."

D’ailleurs, dans son restaurant, Claude Detaye - son mari qui officie en salle - ne manque pas d’expliquer aux gastronomes la provenance de tous les mets préparés par Karin. Chaque ingrédient a son histoire qu’il lui tient à cœur de raconter… Pour le plaisir du client qui entend presque chanter les grillons.