La programmation a toutefois été adaptée pour répondre aux mesures sanitaires. "Ce ne sera pas la 10e édition du Kikk que nous souhaitions fêter cette année en grande pompe", prévient Gilles Bazelaire, directeur du festival. "Nous préférons parler d'une édition 9.5, répondant aux enjeux et contraintes du moment. Le maintien de l'organisation se veut aussi un message d'espoir adressé à tout un secteur."

Le Kikk Market, où le public peut habituellement tester et acheter les dernières innovations, n'aura pas son chapiteau. L'accès au Kikk Pro, qui met en réseau les professionnels du secteur numérique, sera également très limité. Pas de soirées festives ou autres nocturnes au programme non plus.

En revanche, comme à l'accoutumée, le Kikk in Town présentera gratuitement de nombreuses oeuvres, réparties dans une vingtaine de lieux à ciel ouvert de la capitale wallonne.

L'ASBL Kikk profitera aussi du lancement du festival pour dévoiler son nouvel espace d'exposition permanente: le pavillon belge de l'exposition universelle de Milan, actuellement reconstruit sur l'esplanade la Citadelle de Namur, en vue de devenir la vitrine du numérique en Wallonie. Durant trois mois, les visiteurs pourront y découvrir - toujours gratuitement - une exposition "pop-up" sur le thème de l'intelligence artificielle.

La programmation du festival est complétée par une vingtaine de conférences payantes, accessibles à un public restreint.

L'an dernier, le Kikk avait attiré environ 30.000 personnes de nombreuses nationalités. En 2020, "le focus sera mis sur la Belgique et les pays proches", précise encore l'organisation.