L’abri de nuit a pris ses quartiers depuis ce lundi dans une aile de la caserne du Génie à Jambes. Désormais, 63 lits sont installés sur un seul site alors qu’ils étaient auparavant répartis entre le Boulevard du Nord (33) et la rue Mottiaux si l’offre devait être gonflée. Lors de la première nuit, 35 d’entre eux étaient occupés.

"Cela s’est bien passé et grâce au travail du Relais social urbain namurois, l’information circulera encore un peu plus dans les prochains jours", estime Philippe Noël. "Les espaces sont volumineux. Ils permettent de respecter les distanciations sociales et nous n’avons surtout plus été obligés de placer des lits superposés. Il y a six douches et pas mal de W.-C.."

Le chiffre 63 n’a pas été choisi au hasard et se base sur les statistiques de fréquentation des trois précédents hivers. Dimanche, quatre personnes avaient encore dû être redirigées vers un hôtel avec lequel collabore le CPAS. Cela ne devrait plus être le cas, si du moins la majorité des éducateurs et assistants sociaux sont aptes. "Il y a une bonne dizaine de jours, sur une équipe de 15 personnes, une seule était encore opérationnelle. On s’est vraiment questionné sur notre capacité à laisser l’abri (NdlR : alors Boulevard du Nord) ouvert. Finalement, grâce au renfort d’autres équipes de cohésion sociale, nous avons pu maintenir 17 lits pendant 5 jours avant de remonter à 33 il y a une semaine. Il faut savoir que la gestion de 15 sans-abri nécessite l’investissement deux professionnels."

Si une personne est suspectée Covid, elle est dirigée vers le CHR où un test est réalisé. Dans l’attente du résultat, elle est placée dans une zone tampon et s’il est positif, elle est confinée dans un bâtiment de la rue Saint-Nicolas. "Il peut accueillir six personnes, c’est suffisant pour l’instant, nous n’avons jamais eu plus de trois cas simultanés, mais nous cherchons encore un site où nous pourrons rassembler ces deux espaces. C’est en bonne voie."

À noter qu’à partir du 16 novembre, l’église Notre-Dame accueillera un chauffoir où les personnes pourront s’abriter en pleine journée. Un appel aux bénévoles est lancé pour les encadrer au mieux.

Grégory Piérard