Le square Léopold, près de la gare, est devenu un espace de créativité pour les artistes street art. En septembre, c’est une artiste bruxelloise, Lola Parrot-Lagarenne dite Lola Petit Pois, qui va laisser libre cours à son imagination pour habiller les douze faces de l’ancien pavillon du Tourisme. Partant de la forme du bâtiment, elle retracera le cycle de la vie. Mais pas n’importe quelle vie, celle des sirènes, créatures légendaires mi-femmes mi-poissons qui envoutaient les marins avec leurs chants et leur beauté. Contrairement à la version romantique d’Andersen et au conte de fée de Disney, la créature de Lola évoluera avec le temps : elle prendra de la maturité et du poids !

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Depuis le Graffiti Pshitt festival en mai 2019, plusieurs fresquistes ont eu l’occasion de faire dialoguer leurs talents avec le MUR de l’ancien pavillon du Tourisme. Les Namurois Mister X et Mc Gillus ont ainsi succédé aux Espagnols P Butza & Joder Saiz. En juin dernier, c’est une jeune illustratrice, Mathilde Dujardin, qui a apporté sa touche colorée dans une démarche participative doublée d’une réflexion sur l’homme et son environnement.

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Depuis la mi-septembre, c’est Lola Petit Pois, artiste française installée à Bruxelles, qui a reçu pour mission de peindre le MUR du pavillon. Engagée depuis quelques années dans la cause féministe, elle raconte à sa façon l’histoire de la petite sirène. Loin de la vision romantique et fantasmée de la femme-poisson, de cette image d’adolescente éternelle dont le corps ne vieillit jamais, Lola souhaite casser le mythe de la perfection de la femme et susciter une réflexion sur l’évolution de son corps, aspect peu appréhendé dans la représentation moderne de la sirène.