Namur

Une restauration extérieure et structurelle pour ce bijou classé

NAMUR Dave possède un riche passé patrimonial. L’église Saint-Martin, de style roman-gothique, classée en 1941, est sans conteste une des plus charmantes de Namur.

Composée d’une tour, de trois nefs, de deux travées chapeautées par une unique bâtière d’ardoises et d’une abside à trois pans, précédée de deux travées droites, il ne subsiste du XIe siècle que l’amorce de la nef centrale et le gros œuvre de la tour massive, en moellons de grès et calcaire. La charpente est, quant à elle, datée de 1608. Quant à l’intérieur, il n’est pas moins superbe entre ses autels baroques, ses monuments funéraires d’exception et son riche mobilier.

Malheureusement, ce petit bijou patrimonial n’a plus fière allure, depuis plusieurs décennies et risquait de succomber définitivement aux affres du temps. Si l’église est toujours debout, cela tient du miracle. En effet, sa toiture perçait de toutes parts et la pluie, s’infiltrant par des ardoises manquantes traversait les combles jusqu’à atteindre le plafonnage.

L’église dût même être fermée pour raison de sécurité, suite au chauffage défaillant. La paroisse a été dispersée dans d’autres églises avoisinantes. Le dossier est resté en jachère durant 20 ans. “Il n’avait pas été jugé prioritaire sous l’ancienne législature. C’est le souci de sauver ce patrimoine qui nous motive, mais le cultuel ne nous rebute pas”, souligne le bourgmestre, Maxime Prévot, Davois par ailleurs.

Dès l’entame de la législature, l’échevin du Patrimoine, Tanguy Auspert, a donc diligenté ce dossier. Le coût de la restauration, qui comprendra des travaux de maçonnerie, de réfection des charpentes, de renouvellement des toitures, mais aussi le renforcement des structures, la stabilisation de la tour et du clocher, ainsi que la création d’un sas d’entrée vitré, s’élèvent à 538.200 € et seront subsidiés à concurrence de 60 % par le ministre Di Antonio et le solde par la Ville de Namur. “La maçonnerie sera terminée fin septembre et la toiture fin janvier”, indique Delphine Hincq, architecte et gestionnaire du chantier.



© La Dernière Heure 2012