Le parquet de Namur a requis une peine d’un an de prison assortie d’un sursis probatoire à l’encontre d’un prévenu accusé de la détention de près de 48.000 clichés à caractère pédopornographique entre 2011 et 2017.

Originaire de la province de Namur, l’homme, enseignant de profession, est aujourd’hui pensionné. Il a développé une addiction à la pornographie au début des années 2000 et a peu à peu sombré dans la pédopornographie, « un engrenage », selon lui. "Je me suis éloigné de la réalité durant tout ce temps. Voir des ados était toxique pour moi et je développais une fantasmatique à leur contact. Je me sentais sale depuis 2000 mais aujourd'hui après ma thérapie, je me sens propre."

Le parquet de Namur, qui requiert une peine de prison d’un an assortie d’un sursis probatoire, précise que le prévenu classait en plusieurs catégories les photos de profil Facebook de ses élèves et que les faits étaient donc également en lien avec sa profession, raison pour laquelle le parquet a dénoncé les faits à l’école où le prévenu enseignait et d’où il a été écarté.

Le conseil du prévenu a évoqué les remords et la prise en charge psychologique de celui-ci et plaide une suspension du prononcé de la condamnation. Le prévenu est présenté comme "un professeur modèle, un mari fidèle, et un père exemplaire", "écrasé par la culpabilité au point d'avoir pensé au suicide" mais "doté d'une personnalité obessionnelle".

Jugement le 10 décembre.