Trois scènes de coups sont reprochées à un Namurois. À ces coups s’ajoutent des préventions de séquestration, de destruction et de vol. Au milieu de tout ça : une fillette de 17 mois.

Les premiers faits remontent au 4 juillet 2018 avec des coups de pied dans la Citroën C3 de sa compagne.

Un mois plus tard, le couple se sépare. Apres une audience devant le tribunal de la famille, la situation dégénère. Le prévenu est poursuivi pour avoir emmené son ex de force. "Il a pris son sac et l’a jeté dans sa voiture. Il l’a poussée dedans quand elle a voulu le récupérer. Il a verrouillé les portes et a pris l’autoroute jusqu’Hingeon aux abords d’un champ. Il a enlevé son pantalon et lui a demandé de le "sucer". Il s’est finalement rhabillé quand il a vu des gens passer. Madame a trouvé refuge chez une personne du coin", précise le parquet de Namur. Le prévenu, lui, conteste la séquestration. C’est son ex qui aurait voulu une discussion. "Dans la voiture, elle me poussait et voulait causer un accident. Je me suis défendu."

Enfin, le 20 décembre 2018, une nouvelle scène a lieu devant le domicile de madame. Des coups sont portés et la plaque d’immatriculation de la voiture est arrachée. Plus tard, le prévenu se serait introduit dans l’habitation, l’aurait à nouveau frappée et lui aurait volé un gsm, les clés de l’habitation, une carte bancaire et 50€. "Pures inventions", dixit le prévenu . "Tout au long de cette relation toxique, il y a eu des coups des deux côtés", plaide la défense.

Depuis, la situation est apaisée entre les deux parties. La défense demande dès lors une peine de probation autonome. Le parquet douze mois avec sursis probatoire. Jugement le 31 janvier.