Le CHU UCL Namur, ce ne sont pas simplement trois établissements hospitaliers mais également des polycliniques, des Maisons de Repos et de Soins, une crèche et un accueil extrascolaire. Cette dernière structure a une capacité de 84 enfants, ramenée à 64 en période Covid, pendant l’année scolaire et de 105 (84 pour l’instant) pendant les vacances. "Nous accueillons principalement les enfants, de 2,5 à 12 ans, du personnel mais il y a aussi des jeunes de la commune et certains viennent même de Wépion", souligne la coordinatrice Zoé Clarembeau.

"Nous sommes ouverts de 6h30 à 21h30 (ndlr : une semaine sur deux jusqu’à 19h30), ce qui permet aux travailleurs d’assumer les horaires décalés. La chance de faire partie de la grande famille du CHU, c’est que nous n’avons jamais dû nous soucier d’avoir des équipements de protection individuelle ni d’avoir accès aux tests. Nous avons pu être vaccinés très rapidement et on a bénéficié notamment de grands locaux. À Pâques, lors que les bulles sont passées de 25 à 10, nous avons ainsi pu occuper des auditoires pour maintenir nos activités."

Et elles ne manqueront pas non plus en juillet et août. "Nous aurons entre autres un stage d’une semaine pour les aventuriers de l’île perdue, à Yvoir. On va faire des feux et cuire des saucisses. Ce mercredi, des enfants de 6 à 12 ans auront leur dernier jour de stage vidéo. Ils ont appris des techniques d’interview et le maniement d’une caméra. Nous allons d’ailleurs réaliser des entretiens loufoques avec des membres de la direction. Un ton décalé qui fait du bien dans le contexte actuel." C’est qu’il a fallu gérer l’anxiété de certains bambins dont les parents travaillent en milieu hospitalier. "Ils n’ont pas beaucoup verbalisé mais on a vu des comportements étranges. Une petite fille s’inquiétait par exemple qu’un camarade lui ait touché l’épaule. Il a fallu rassurer et apaiser mais nous avons toujours pris le temps de donner des explications claires. On a aussi toujours autorisé un parent à venir rechercher son enfant." Et dans un contexte à présent plus apaisé, ce sont quatre éducatrices spécialisées, une institutrice primaire et une puéricultrice qui attendent les enfants pour de nouvelles aventures.

Grégory Piérard