En faveur de ses élèves et de ses enseignants de l’enseignement secondaire technique et professionnel, l’Institut Technique Horticole de Gembloux va pouvoir, grâce au « Fonds d’équipement pédagogiques », mettre en place au sein des infrastructures de son partenaire le Centre Technique Horticole de Gembloux une chaîne de production de semences potagères comprenant une colonne à air, un nettoyeur à tamis, une batteuse, un jeu de tamis et une ébarbeuse.

La volonté de transmettre les bases de ce savoir-faire aux élèves s’inscrit dans la continuité d’un projet européen FEDER « Biodimestica » auquel le Centre technique avait participé en collaboration avec plusieurs institutions françaises et wallonnes (CRRG, CRA-w, Hortiforum asbl). Ce projet avait notamment permis de retrouver, de caractériser et de multiplier à nouveau quelques cultivars régionaux considérés presque comme perdus.

Depuis quelques années, une partie des terrains labellisés bio du Centre technique est déjà consacrée à la production de semences. D’autres écoles, tous réseaux confondus, mais aussi des demandeurs d’emploi et des ouvriers du secteur vert, auront accès à ce matériel par l’intermédiaire de formations proposées par le Centre de Technologies Avancées (C.T.A.) installé au sein de l’I.T.H. et du C.T.H. grâce au soutien financier de la Fédération Wallonie-Bruxelles et du Fonds européen de développement régional.

L’assortiment des variétés disponibles pour les maraichers professionnels s’est progressivement réduit à l’offre des grands groupes semenciers, cantonnant les variétés « régionales » aux potagers amateurs et autres bourses d’échanges, tout commerce en étant officiellement interdit.

C’est dans ce cadre que sont nés, dès le début des années 2000, Semailles (Gesves) et, un peu plus tard, Cycle-en-Terre (Havelange). Ces deux entreprises semencières artisanales ont pour vocation de préserver la diversité régionale des variétés potagères au travers de la relocalisation de la production de semences. Mais aussi de favoriser leur commercialisation, principalement aux jardiniers amateurs mais également de plus en plus vers un public de professionnels, puisque la législation européenne évolue favorablement depuis peu vers une facilitation de l’utilisation de variétés non inscrites au catalogue commun.

Semailles et Cycle-en-Terre, peinant à rencontrer une demande sans cesse grandissante, sont continuellement à la recherche d’agriculteurs bio, pouvant prendre en charge la production de quelques variétés.