Les propriétaires payaient les sanctions administratives mais ne se mettaient pas en ordre

Un couple de tenanciers d’un restaurant chinois d’Andenne comparaissait ce lundi devant le tribunal correctionnel de Namur pour des infractions au respect des normes alimentaires. Lors d’un contrôle qui a eu lieu en septembre 2017, des inspecteurs de l’AFSCA ont notamment relevé des huiles et graisses à une température non-adéquate, du riz à température ambiante, mais aussi des déjections de rongeurs, un congélateur sale, des produits mal emballés ou congelés sans date indiquée. Des préventions reconnues par les deux exploitants. Durant une courte période, ils ont également exercé leur activité sans l’agrément nécessaire.

Pour le substitut Herbay, il faut replacer les faits dans leur contexte : "Suite à ces infractions, le commissaire aux amendes administratives a proposé 3 transactions. A chaque fois elles sont payées, mais les contrevenants ne se mettent jamais en ordre, raison pour laquelle il a transmis le dossier au parquet." Vu la récurrence des faits, le substitut réclame 1000 euros d’amende pour chacun des prévenus.

L’avocat du couple, qui a ouvert ailleurs un restaurant qui est cette fois en ordre vis-à-vis de l’AFSCA, relativise les constats qui ont été dressés. "Les déjections de rongeurs ont été retrouvées dans la pièce où se trouve la chaudière. De la poussière et un peu de crasse ont été relevées dans un coin mais où est-ce que cela n’arrive pas ? Un carrelage manquant a été repéré, mais mes clients n’étaient que locataires, c’est au propriétaire de régler ce genre de choses. Le fait qu’une poignée de porte soit sale figurait même au rapport. Dans tout établissement horeca, si on cherche, on trouve ce genre de choses. Quant au défaut d’agrément, il concerne une période de quelques jours seulement, entre le moment où celui-ci a été retiré par l’AFSCA et celui où mes clients se sont mis en ordre."

Etant donné l’absence d’antécédents des restaurateurs, leur avocat demande la suspension simple du prononcé de la condamnation.

Jugement le 9 mars.

JVE