Marie-Joséphine vient de perdre son nouvel emploi et ne peut plus toucher le chômage.

Âgée de 55 ans, Marie-Joséphine Quenon, de Beauvechain est secouriste-ambulancière de formation. Le 4 novembre dernier, elle a commencé à travailler pour l’école communale de Beuzet (Gembloux) comme assistante aux institutrices maternelles sous statut PTP (Programme de transition professionnelle) à raison de 19 heures par semaine. Souhaitant travailler davantage, elle a postulé pour un contrat de même type mais à raison de 30 heures par semaine à l’école du Verseau de Wavre. Poste qu’elle a obtenu.

"J’ai donc envoyé mon préavis à la Ville de Gembloux qui a été accepté sans problème : je l’ai presté une semaine et ma démission était effective au 5 janvier, acceptée par le collège. Le formulaire-type de C4 stipule qu’il s’agit d’un abandon volontaire de travail. Par rapport au statut de PTP, une telle interruption ne pose problème que si c’est pour une occupation débouchant sur moins d’heures de travail mais dans mon cas, je veux en réaliser davantage. L’Onem de Nivelles estime qu’au vu de cet ‘abandon de travail’, il y a un problème quant aux conditions me permettant de bénéficier d’un contrat PTP et qu’un litige va survenir avec mon ancien employeur vu l’abandon de mon ancien poste. Du côté de Gembloux, on n’estime par ailleurs pas qu’il y a eu abandon de poste."

Le chef du service enseignement de la Ville de Gembloux, Jérôme Samain, précise ceci : "Le formulaire C4 dûment établi précise, comme pour toute démission, une fin d’occupation par le travailleur. Par ailleurs, il ne s’agit pas dans le cas présent à proprement parler d’un ‘abandon’ de travail au sens strict, étant donné l’observation du préavis légal d’une semaine par Madame Quenon."

Le dossier de Marie-Joséphine est donc bloqué administrativement… alors que celle-ci a presté son premier jour à Wavre ce 6 janvier. "Après deux heures, la directrice de la structure où j’aide à encadrer treize petits bouts m’a dit que je ne pouvais pas travailler. L’Onem me dit qu’il faudrait 40 à 60 jours pour qu’il se penche sur ce litige et qu’une fois convoquée, il faudrait encore quatre semaines pour qu’une décision soit rendue."

Marie-Joséphine a perdu son nouvel emploi à Wavre ce vendredi et ne peut percevoir son chômage tant que sa situation n’est pas réglée. Elle cherche donc un emploi à temps plein. Pour la contacter : 0470/266.052.