Mardi devant le cour d’assises, la défense de Xavier Van Dam a demandé à la cour de ne pas condamner ce dernier à la réclusion à perpétuité requise quelques minutes plus tôt par l’avocat général Seminara.

Me Closson a enjoint la cour de « ne pas tenir compte du monstre à mettre au bûcher », mais bien de l’être humain qui était en face d’eux. « Ceci, afin de ne pas ôter tout espoir de réinsertion et de remise en question » à son client, « afin de lui permettre de garder de l’espoir et des objectifs. » L’avocate a demandé à la cour de ne pas prononcer la réclusion à perpétuité.

Me Toussaint a abondé en ce sens, demandant, au vu de la qualification des faits, de prononcer une lourde peine, qui pourrait être de 30 ans, et accompagnée d’une mise à disposition de 15 ans du tribunal d’application des peines. « Cette formule permettrait à Xavier Van Dam de penser à sa réinsertion, d’entamer un suivi psychologique, ce que ne permet pas la réclusion à perpétuité, qui ne mène à rien, alors que d’autres solutions existent. Éviter la perpétuité serait pour lui une perspective d’espoir et de changement. »

L'accusé a pris la parole : "Je présente mes excuses aux personnes que j'ai pu blesser par mon comportement. Je regrette amèrement ce qui a pu se produire il y a 3 ans.

Xavier Van Dam a été reconnu coupable lundi de l’assassinat, du viol et de séquestration sur la personne de Wivinne Marion, le 1er novembre 2018 à Namur.