"Une vendetta à la Cara Pils", selon l’avocat du principal prévenu

Le 1er novembre 2015, on a frôlé le drame à Gembloux. A quelques centimètres près, cette affaire aurait pu être jugée en Cour d’assises : la victime a souffert d’un pneumothorax et ses jours étaient en danger.

Les faits se déroulent au sein de la même famille : ce vendredi, prévenus et parties civiles étaient d’ailleurs tous sur le même banc. La tension est montée crescendo entre février et novembre 2015. Une plainte pour harcèlement a été déposée puis il était question de relations extraconjugales.

Le jour de la scène, les deux clans décident de se retrouver pour une explication à Gembloux. Certains ont consommé de l’alcool et la situation dégénère : Véronique prend un coup de couteau. Voyant cela, Jérémy se saisit d’un bâton de 71 centimètres de long et de 3,5 centimètres de diamètre et donne plusieurs coups à Jean-Pierre, l’auteur du coup de couteau. C’est en tout cas la version que retient le parquet, se basant sur des témoignages extérieurs, alors que le principal prévenu, dont la version a déjà varié à 7 reprises, affirme qu’il a été frappé avant de donner le coup de couteau.

Le ministère public requiert une peine de 2 ans et une amende de 200 euros à l’encontre du principal prévenu, sans s’opposer à un sursis total. La même peine est réclamée à l’encontre de l’auteur du coup de bâton. Une peine de 2 mois et 50 euros d’amende qui pourraient être assorties d’un sursis sont demandées pour une autre participante à la rixe, alors que le parquet ne s’oppose pas à la suspension du prononcé pour les deux derniers prévenus dont l’implication était moindre.

L’avocat de Jean-Pierre évoque ironiquement une "vendetta à la Cara Pils" pour décrire les faits. Il demande la suspension simple du prononcé de la condamnation pour son client, alors que le conseil de Jérémy demande une peine de travail pour le sien.

Au civil, l’avocat de Véronique réclame 2500 euros à titre provisionnel pour un dommage estimé pour l’instant à 10.000 euros, pour lequel il demande la réalisation d’une expertise : sa cliente souffre des conséquences de son pneumothorax à travers une insuffisance respiration persistante.

Jugement le 20 mars.