La Maison des Jeunes (MJ) de Jambes vient d'introduire un recours pour conserver son agrément qui lui permet de poursuivre ses activités. Les jeunes qui la fréquentent ont lancé un cri d'alarme mercredi après-midi. Les jeunes fréquentant la MJ de Jambes ont passé l'après-midi assis sur des chaises dans le parc Reine Astrid à Jambes, pour porter deux messages ce mercredi.

L'action s'inscrivait dans la journée d'actions mise en place par les Centres de Jeunes sur tout le territoire francophone, pour "conscientiser la classe politique sur le caractère urgent de la situation et porter les paroles des jeunes", a rappelé sa coordinatrice Roxanne Flament.

La MJ de Jambes, soutenue par des membres d'autres MJ du territoire namurois, a sensibilisé sur son propre sort. "Nous avons appris avec stupeur la décision de la ministre de tutelle de nous retirer l'agrément. Ce qui condamne la MJ de Jambes à cesser ses activités à terme puisque la plupart des subsides dépendant de cet agrément", a indiqué Jean Gréban, président du CA.

En cause: un rapport négatif daté de novembre 2020. "L'inspection fait état du passif d'il y a quatre ans avec des problèmes de gouvernance, il est vrai. Mais un chantier de reconstruction a démarré il y a deux ans. Nous avons pu résorber tous les problèmes", a expliqué M. Gréban.

Un recours a été introduit et le CA attend une nouvelle inspection. "La sanction appliquée nous paraît trop sévère. La ministre aurait pu nous rétrograder de catégorie 2 en catégorie 3, ce qui aurait en des répercussions financières sans menacer l'existence-même de la MJ qui compte 200 jeunes et est la deuxième plus importante en Fédération Wallonie-Bruxelles", a conclu M. Gréban.