Il aura fallu une nouvelle fermeture de presque deux ans et un million d'euros pour réparer les manquements de sa rénovation

Les échevins Tanguy Austère (Patrimoine et Bâtiments) et Baudouin Sohier (Sports) sont soulagés. Après avoir inauguré une première fois la piscine de Saint-Servais en novembre 2017 après une bonne année de rénovation ayant coûté près de 4 millions d’euros, ils avaient dû la fermer quelques semaines plus tard. Cette fois, la réouverture devrait être la bonne. Elle est prévue ce lundi 27/01 pour les nageurs et le samedi suivant pour les clubs et les écoles.

Puisque Salzinnes vient de rouvrir avec une nouvelle chaudière et que Jambes est aussi en activité, les trois piscines namuroises devraient pouvoir retrouver leurs 500 000 visiteurs par an, écoles, clubs et particuliers confondus.

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Car les piscines namuroises ne sont pas fréquentées que par des Namurois. "On accueille les écoles de La Bruyère, Fernelmont, Assesse, Profondeville notamment. Or le déficit annuel de 1,8 million € était assuré jusqu’ici par les Namurois", indique Tanguy Auspert, ce qui explique que le tarif a été récemment augmenté pour les usagers qui ne résident pas sur le territoire de la ville de Namur.

"D’importantes fuites, suite au système d’évacuation de l’eau non adapté lors des travaux en 2017, ont dégradé les installations. Ces écoulements étant proches de câbles électriques, il y avait un infime risque d’électrisation pour les usagers, dans certains vestiaires. On ne voulait pas le prendre", rappelle l’échevin des Bâtiments publics.

Pour y remédier, il a fallu suivre un processus rigoureux : un diagnostic, la rédaction d’un cahier des charges, un marché public et enfin les travaux qui se sont terminés en ce mois de janvier.

Il a fallu installer une nouvelle cuve sous forme de bâche spéciale ainsi que des nouvelles goulottes adaptées au débit d’eau. Elles sont dues aux nouvelles normes régionales puisque l’eau doit arriver à ras du bord du bassin.

Au final, le complément de travaux aura coûté un million d’euros supplémentaires. Mais la piscine Louis Namèche est désormais aux normes.

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Un million d'euros pour faire quoi, exactement?

Les nouveaux travaux ont, notamment, consisté en une étanchéisation du bassin pour 896 504,35 € qui comprend le démontage du matériel, l’adaptation des bétons + ragréage (pose d’un enduit de cuvelage), le démontage d’une partie des carrelages, le démontage et l’adaptation des évacuations d’eau ainsi que leur remplacement, la pose du cuvelage de la cuve du petit bassin, du grand bassin et de la fosse, l’isolation de la gaine en cave en matériaux hydrofuge. Sans oublier, pour 10 391,63 €, la couverture des bacs tampons (réservoir qui recueille l’eau d’une piscine à débordement). Il a aussi fallu remettre en état le matériel abîmé par les fuites d’eau, comme les vestiaires ayant subi des infiltrations, pour une comme de 117 555 € TVAC