Namur GAU et Creashop vont s’attaquer à combler les 7 cellules commerciales vides début 2020.

Creashop a deux ans. Par l’intermédiaire de la Ville de Namur, la Région wallonne offre des primes aux nouveaux commerces sous certaines conditions. Ce programme géré à Namur par l’ASBL GAU avait déterminé deux axes prioritaires : la rue des Carmes (et celle des Croisiers) ainsi que la rue des Brasseurs. S’il ne reste quasi aucune cellule commerciale vide rue des Brasseurs, Creashop a moins marché dans le quartier des Carmes.

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Cette rue citée en exemple pour sa vitalité il y a peu compte actuellement des cellules vides très visibles comme les coins de la rue Saint-Joseph : Katmandou (anciennement Pénélope) a déménagé rue des Carmes et Legros est vide depuis trop longtemps. Le Papote Café ne trouve pas repreneur et Jalmau s’apprête à déménager dans le piétonnier.

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Il existe plusieurs hypothèses possibles selon la directrice de GAU, Sylvie André, qui annonce une action ciblée sur le quartier au début 2020.

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Un : on a trop identifié la rue au réemploi. Dans les critères de la bourse Créashop, il était indiqué que seraient privilégiés des commerces dans le créneau de la récup et le réemploi pour la rue des Carmes. "Il y a pas mal de magasins de vêtements de seconde main, la boutique Ramdam est une véritable locomotive, mais certains magasins ne se retrouvent pas sous cette étiquette. Ce sera sans doute un critère à retravailler."

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Deux : les loyers sont trop élevés. "La magnifique restauration du Caméo a rendu du cachet au quartier et certains propriétaires ont peut-être trop gonflé leurs espoirs."

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Trois : une rue de passage. "On voit beaucoup de passants rue des Carmes car elle dirige vers la gare, mais sont-ce pour autant des clients potentiels ?"

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GAU se penchera notamment sur l’ancien fleuriste Legros pour voir ce qui peut freiner les locataires. "Si la cellule doit rester vide, peut-être peut-on l’habiller comme on l’a fait ailleurs. Nous devons rencontrer bientôt le propriétaire", confie Sylvie André.

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