Né en 1961, Michel travaille comme transporteur d’oeuvres d’art. C’est pour faire plaisir à son fils qui peinait à trouver une activité professionnelle, qu’il a créée en 2012 une société qui devait travailler comme sous-traitante de la sienne. Michel a pris la gérance de la nouvelle société le temps que son fiston trouve ses marques et a, comme c’était convenu, quitté celle-ci dans les règles de l’art en 2015. Les choses se sont alors compliquées avec son fils qui l’a, notamment, menacé de mort.

Récemment, Michel a été condamné à une peine de prison de 10 mois, à 1000 euros d’amende et à une interdiction professionnelle de 5 ans. Il faisait opposition de mercredi. La justice reprochait en effet à la société en nom collectif qu’il avait créée pour son fils, qui a fait faillite en 2018, de ne pas avoir tenu de comptes entre 2012 et 2018 et de s’être octroyé un crédit artificiel entre 2015 et 2018, en ne s’acquittant pas de dettes institutionnelles. Une absence de collaboration avec la curatelle figurait également au rang des préventions.

« Quand nous avons créé la société, il était toxicomane et n’avait pas d’accès à la profession. Je n’aurais pas du prendre la gérance de celle-ci le temps qu’il apprenne le métier. Quand je suis parti en 2015, comme le précise un procès-verbal d’assemblée générale, il n’a jamais fait les documents indiquant qui était le nouveau gérant, mais a poursuivi ses activités. A l’époque où je suis parti, la comptabilité de la société était en ordre, comme l’est celle de ma société actuelle. »

Le tribunal a accordé la suspension du prononcé de la condamnation au prévenu ce mercredi.