Si on a marché sur la Lune, à la Ville de Namur, on voudrait "maraîcher" sur la Terre. Pour ce faire, elle souhaite mettre en contact des propriétaires de parcelles non exploitées avec des citoyens namurois désirant cultiver mais ne disposant pas de l’espace nécessaire. « Un projet qui émane de l’Echevine de la Transition écologique Charlotte Mouget » précise l’éco-conseiller Philippe Raway. «Notre rôle est de recenser tous ces lopins de terre de minimum 25 m² et de faire en sorte que l’offre et la demande se rencontrent. Nous ne sommes qu’un intermédiaire. A charge ensuite des deux parties de rédiger une convention. » 

Entre autres, elles dresseront un état des lieux du terrain, les modalités d’accès, conviendront d’une durée d’occupation, énuméreront les travaux possibles ou non, prévoiront les modalités de stockage du matériel, les responsabilités de l'élimination et de l'évacuation des déchets voire un défraiement des consommables si nécessaire. «L’objectif est de pratiquer une culture permanente et biologique. On peut aiguiller si nécessaire le citoyen vers des opérateurs qui lui donneront certains outils. 

Notre cœur de projet est vraiment l’alimentation durable. Cela avait déjà été le cas avec l’opération « Semons pour demain ». Nous avions mis à disposition des Namurois des graines à planter en fonction des saisons. Se nourrir localement, au prix le plus bas possible, bref privilégier le circuit court, c’est le fil rouge. Pendant la crise sanitaire, beaucoup de gens se sont recentrés là-dessus.» L’occasion de s’aérer et de se dépenser. Une initiative qui permet aussi de créer de la cohésion sociale.