Namur

Les communes financent 85% du fonctionnement de la zone au lieu des 50 % prévus initiallement

Claude Eerdekens, bourgmestre d'Andenne, l'annonce sur Facebook ce mardi : la ville d'Andenne, suivie par les 9 autres communes réunies au sein de la zone de secours NAGE, attaque l'Etat belge en justice pour le respect des engagements financiers pris pour financer la zone de secours.

Le bourgmestre d'Andenne explique : "Si tout n’est pas parfait au sein de la zone, c’est au motif que le Gouvernement fédéral n’a pas respecté son engagement pour les 10 communes de NAGE de financer 50% par l’État des dépenses d’une zone couvrant 10 communes. Actuellement, les communes financent 85%.Comme ce n’est pas normal, Andenne a initié un procès contre l’État en étant suivie par les 9 autres communes de la Zone NAGE, dont Namur. Nous sommes en Justice pour réclamer le respect de la loi et des engagements financiers de l’État pour garantir votre sécurité. Ayons l’espoir d’un meilleur financement à l’avenir pour une meilleure sécurité des citoyens et félicitons nos pompiers pour leur dévouement et leur courage exceptionnels !"

Le bourgmestre d'Andenne rappelle : "La Ville d’Andenne a toujours été opposée à la mise en place des zones de secours.Nous avions auparavant un petit service d’incendie  qui desservait Andenne, Gesves et Ohey. La population était globalement satisfaite de ce service de proximité. La Ville d’Andenne a tout fait pour retarder la mise en place d’une zone dans laquelle notre service d’incendie devait être intégré. Tout le monde poussait à la création d’une zone unique provinciale en Province de Namur. Nous sommes allés jusqu’au Conseil d’État. La Ville d’Andenne a gagné ce procès, retardant de 3 ans pour l’ensemble du Royaume, la mise en place d’une réforme dont on avait toutes les raisons de penser qu’elle ne serait pas bénéfique pour la sécurité du citoyen et qu’elle pouvait à terme générer des dépenses colossales. Force est de constater que la Ville d’Andenne avait une fois de plus raison avant tout le monde. Nous entendons à Andenne de nombreuses protestations quant au fonctionnement de la Zone de secours actuelle. Nous tenons à signaler que nous n’avons pas voulu cette réforme…"