Le parquet de Namur a requis vendredi devant le tribunal correctionnel une peine ferme de 20 mois et une amende de 1000 euros à l’encontre d’un prévenu accusé de faux et de détournements.

Occupant la fonction de chef d’atelier dans un garage de Sambreville, le prévenu a émis une facture de 3232 euros en juillet 2015, concernant la réparation d’un véhicule accidenté. Une fois la note payée en liquide par le client, l’employé a immédiatement rédigé une note de crédit avant de disparaître après s’être mis en incapacité de travail. Interrogé, il a d’abord déclaré que le dossier devait être pris en charge par une compagnie d’assurance, avant d’ affirmer avoir remis la somme à un autre employé de la société, somme qui n’a jamais été retrouvée.

Il a ensuite été engagé dans un garage de la région dinantaise où il aurait agi de la même façon, en produisant à nouveau des notes de crédit douteuses, sans que plainte ne soit déposée. Dans le cadre de l’enquête réalisée dans le monde de la mécanique et des garages, le prévenu aurait été soupçonné de plusieurs autres faits du même genre. Il avait déjà été condamné pour des faux en 2004.

La ville de Liège s’est par ailleurs constituée partie civile dans ce dossier. Alors que le prévenu voulait se faire embaucher en novembre 2016 par les Aumôniers du Travail, il a affirmé qu’il avait été diplômé de l’école de la ville de Liège en mécanique en 1995, et avait produit un faux, constitué d’un faux logo et d’une fausse signature.

Jugement le 11 décembre.