Afin de se conformer aux décisions fédérales, le CHR Sambre et Meuse réduit progressivement les consultations non urgentes au sein de ses deux sites hospitaliers. Les patients seront contactés personnellement par téléphone d’ici quelques jours. Il leur est demandé de ne pas appeler l’hôpital qui est actuellement en train d’organiser cette déprogrammation.

L’augmentation exponentielle des hospitalisations amène le Gouvernement fédéral à prendre des mesures pour que le secteur hospitalier puisse continuer d’accueillir et soigner les patients nécessitant des soins urgents. C’est dans ce cadre que le CHR Sambre et Meuse a déjà progressivement déprogrammé les chirurgies non-urgentes pour les prochaines semaines.Afin de suivre les décisions prises par le fédéral dans une circulaire envoyée aux hôpitaux ce jeudi 29 octobre, les consultations non urgentes des prochaines semaines vont également être progressivement reportées. Les consultations urgentes, déterminées comme telles par les médecins selon le dossier de chaque patient, seront prioritaires.

D’un point de vue pratique, c’est l’hôpital qui va prendre contact avec les patients. "Organiser cela va demander du temps", explique Gilles Mouyard, président du CHR Sambre et Meuse. "Chaque cas va être analysé par nos médecins afin de définir ce qui est prioritaire. Nous demandons aux patients de ne pas nous téléphoner. Nous allons dès à présent organiser cette déprogrammation avec les équipes et chaque patient sera contacté par téléphone si sa consultation est reportée."

Les consultations, interventions et examens urgents et nécessaires vont se poursuivre. Citons entre autres les thérapies nécessaires à la vie comme les chimiothérapies et les dialyses, ainsi que les réadaptations/revalidations indispensables, telles que celles nécessaires aux patients eu un AVC.

"Nous ne souhaitions pas en arriver là, poursuit Gilles Mouyard. Cette situation ne va faire que reporter la charge de travail de notre personnel et postposer des rendez-vous médicaux. Toutefois, au vu de la situation nationale et du manque d’effectifs, c’est la seule solution qui peut être trouvée actuellement."

Le CHR Sambre et Meuse demande aux patients et visiteurs de respecter les membres du personnel. "Nous comprenons que certaines situations soient difficiles à vivre pour les patients ou leurs proches. Mais les équipes font face au quotidien à de l’agressivité. Que ce soient des soignants, des stewards, des secrétaires, du personnel d’accueil,… Je souhaiterais demander à chacun de faire preuve de patience et de respect envers nos collaborateurs qui donnent tout ce qu’il peuvent dans ce contexte extrêmement difficile. Ils ont grand besoin d’encouragements et nous avons tout à gagner à nous montrer solidaires » conclut Gilles Mouyard."

La reprise de ces consultations et des chirurgies non urgentes reportées dépendra de l’évolution de la situation dans les mois à venir.