Interrogé en séance publique du Conseil communal de Namur mardi soir, le bourgmestre de la capitale wallonne Maxime Prévot (cdH) a estimé qu'il y a "un acharnement particulier du Centre régional d'Aide aux communes (CRAC) à l'encontre du CPAS de Namur", un constat partagé par le conseiller communal José Damilot (PS) et Philippe Noël, président du CPAS de Namur. M. Damilot (PS) s'est étonné des remarques sévères émises par le CRAC envers la gestion du CPAS de Namur. "Les balises budgétaires sont largement dépassées par la ville sans que ça ne semble émouvoir le CRAC. S'agissant du CPAS, où les dépassements sont très limités, je trouve les remarques assez violentes. Je ne comprends pas cette forme d'acharnement", a-t-il estimé.

A la question "Est-ce que vous ne pensez pas qu'il y a un acharnement particulier à l'encontre du CPAS?", le bourgmestre de Namur a répondu "Oui (...) Depuis deux ans, le CRAC considère que le CPAS vit au-dessus de ses moyens et ne fait pas assez d'économies."

Les maisons de repos semblent être dans le viseur de l'organisme chargé de surveiller les trajectoires budgétaires des villes et entités consolidées. "On nous demande systématiquement, soit de nous défaire des maison de repos, soit de baisser l'encadrement", a indiqué le président du CPAS Philippe Noël.

"Le CRAC nous demande de nous recentrer sur nos obligations légales. Les initiatives sociales ou les accompagnements que nous proposons sont rejetés ou sanctionnés. C'est systématique et difficile à vivre", a poursuivi M. Noël, qui insiste sur la rigueur du suivi financier de ses services, conforme au plan pluriannuel voté en 2018.

Une sévérité similaire serait également observée ailleurs. "Le seul élément rassurant dans cet acharnement est de constater que Namur n'a pas le seul CPAS à devoir subir ce genre de propos. D'autres grandes villes en font le constat amer. Il est assurément dans les intentions du CRAC de réformer les CPAS", a conclu le président du CPAS de Namur.