Le laboratoire Luc Olivier de Namur a pris la décision de ne plus accepter de nouveaux échantillons à analyser jusqu'au 22 octobre, a-t-il indiqué vendredi dans un communiqué. Depuis le début de cette semaine, les demandes de traitement dépassent ses capacités. En l'espace de quatre mois, le laboratoire Luc Olivier a multiplié par 14 ses capacités de traitement pour arriver à analyser 2.250 échantillons par jour, explique-t-il. Il analyse les tests réalisés par ses soins et ceux des hôpitaux eux-mêmes saturés.

Aucun autre laboratoire n'étant capable d'absorber les échantillons excédentaires qu'il reçoit, il a décidé d'interrompre momentanément l'analyse de nouveaux tests Covid-19, afin de se concentrer sur ceux déjà reçus. "Nous considérons que des résultats doivent être communiqués dans les 48 heures à défaut de quoi le testing perd son sens tant d'un point de vue médical qu'au niveau du suivi des personnes à risques par le tracing", justifie Renaud Doyen du laboratoire Luc Olivier.

Le laboratoire espère que d'ici le 22 octobre, la Commission de biologie clinique, Sciensano et les autorités gouvernementales prendront les décisions nécessaires pour canaliser les recommandations pour le testing Covid. Selon Renaud Doyen, l'accès au dépistage devrait être restreint à ceux qui en ont vraiment besoin, à savoir les personnes à risque et/ou symptomatiques.