En complément des mesures décidées par le dernier conseil national de sécurité, le bourgmestre de Namur a exposé ce mercredi les mesures spécifiques à sa ville, prises en concertation avec le gouverneur de la Province. Deux objectifs doivent être poursuivis: se mettre en cohérence avec les mesures fédérales et la tonalité de celles-ci et veiller à ce que ces mesures soient facilement comprises, plus transparentes et plus faciles à suivre.
Ainsi, à partir de ce samedi premier août, 
  • Le port du masque sera rendu obligatoire tous les jours de la semaine dans l’ensemble de la corbeille ( entre la gare et toute la voie de chemin de fer, la Meuse, Le bras de Sambre et le parc Marie-Louise, en gros...)
  • Il sera obligatoire tous les jours de la semaine sur l’Enjambée, sur les berges de Sambre et de Meuse, sur les deux rives et ce, de part et d’autre du territoire communal, pour tous les usagers, y compris donc les joggeurs, cyclistes, etc. 
  • Le port du masque est aussi rendu obligatoire pour les accompagnateurs d’enfants au sein du parc attractif Reine Fabiola ainsi qu’à la maison des citoyens. 
De même, Maxime Prévot dit avoir constaté ces derniers temps la difficulté de respecter les distances de sécurité dans le cadre des rencontres ou de rassemblements sportifs. Celles-ci sont maintenues par le Fédéral et il en prend acte. Néanmoins, il suggère aux clubs sportifs d’analyser l’opportunité de reporter leurs entraînements et matches au-delà du mois d’aout. Mais il prend des mesures complémentaires là aussi pour rester cohérent. Toutes les personnes assistant à des entraînements ou à des rencontres, à l’intérieur ou en extérieur, sont tenues de porter le masque. Il rappelle également que les buvettes de clubs sont soumises aux mêmes règles que l’Horeca et invite donc les dirigeants à discipliner leurs supporters pour que le respect de ces règles soit observé. À défaut, il fera fermer la buvette immédiatement après le constat de manquement important à ces directives.
La situation au sein des cinq maisons de repos du CPAS est suivie en permanence. De nouvelles mesures ont été décidées sur base d’une concertation avec sa cellule de crise et des médecins référents pour préventivement limiter les risques d’une reprise de contamination problématique. Depuis ce mercredi, les résidents ne sont plus autorisés à réaliser des visites extérieures ni à procéder à un retour temporaire en famille. De même, seules quatre personnes, toujours les mêmes, sont autorisées à rendre visite à un résident. Mais le CPAS a aussi pris l’initiative de passer un marché public pour l’organisation de testings massifs et réguliers de son personnel et des résidents. Ceux-ci seront dès lors réalisés de manière autonome toutes les six semaines pour un suivi plus fin et plus professionnel de l’évolution de l’épidémie dans les institutions. 
« Aucune de ces mesures ne nous enthousiasme, assure Maxime Prévot. Mais l’intérêt général commande de les prendre. Aucune mesure n’est non plus insurmontable ou exagérée. J’invite chacun à faire œuvre collective et à relativiser aussi les contraintes dont il s’agit. Plus que jamais, prouvons que l’union sera notre force et continuons de faire de Namur une zone particulièrement épargnée par les effets dévastateurs du virus ». En effet, en valeur absolue, La ville ne compte qu’une petite vingtaine de personnes contaminées et moins d’une dizaine d’hospitalisations. C’est peu à l’échelle du pays mais le collège communal veut que Namur traverse cette crise en conservant des statistiques faibles.