Il y a quelques jours, le ministre de l'Aménagement du Territoire Willy Borsus a autorisé la création d'une voirie à la Pichelotte à Sart-Bernard. Un promoteur veut implanter 22 logements à cet endroit, au grand désespoir des riverains, qui n'en veulent pas. L'obtention des autorisations pour créer cette voirie est donc un préalable nécessaire à la création du lotissement en lui-même. En décembre dernier, le conseil communal d'Assesse s'était prononcé contre la création de la voirie, le ministre Borsus a pour sa part donné une réponse favorable au recours introduit.

Comme le prévoit le décret « voirie », il appartient au Ministre de se prononcer uniquement sur le principe même de la modification et la création de la voirie communale. L’autorité de recours (le Ministre) ne peut donc pas se saisir à ce stade des aspects urbanistiques du futur projet, qui devra faire l’objet d’une demande de permis d’urbanisation, relevant alors du CODT.

"Les questions d’opportunité du projet d’urbanisation et de son adéquation à son environnement bâti et non bâti, de projets alternatifs, d’intégration paysagère, d’aménagement du territoire et de bon aménagement des lieux, d’augmentation du trafic, de complétude et de pertinence du dossier de demande de permis, de modalité de mise en œuvre du projet et de déroulement du chantier, relèvent du permis d’urbanisation et non de la décision relative à la création et à la modification de voirie.", précise-t-on du côté du cabinet du ministre.

Le Ministre a pris cette décision sur la base de l’avis favorable de l’administration qui pointent les éléments suivants. "Le projet de création et de modification de voiries, tel que présenté, par les nouvelles liaisons prévues entre les rues des Peupliers, Pichelotte et Isabelle Brunell, susceptible également de rencontrer en toute sécurité et convivialité les besoins des usagers faibles de la route, permet d’améliorer le maillage des voiries communales. Les besoins en mobilité douce sont rencontrés, deux de ces liaisons étant exclusivement cyclo-piétonnes, tandis que la voirie principale, également destinée à la circulation des voitures, présente une assiette de largeur suffisante pour prévoir des aménagements adéquats (que ce soit par la réalisation d’espaces partagés ou d’une chaussée doublée de trottoirs). Il peut être constaté que la demande répond aux besoins des usagers quels qu’ils soient. L’accès pour les services publics ou de secours est facilité, l’assiette de la voirie à créer permettant notamment les rayons de courbure tels que préconisés par les services de secours."

Le cabinet du ministre termine : "Rappelons que dans ce dossier, le Conseil communal d’Assesse avait pris initialement une décision favorable en date du 24 avril 2018. Cette décision a fait l’objet d’un recours d’un tiers, conduisant à son annulation et au refus du dossier car l’étude d’incidence n’était pas complète. Un complément d’étude des incidences a été réalisé et conclut que le tracé de la voirie à créer au Nord du projet et du sentier à l’Est de celui-ci ne générera pas d’incidences négatives sur l’environnement (notamment sur le paysage, sur le sol et le sous-sol, sur le milieu naturel et en termes de mobilité). Ce sont ces éléments juridiques, d’avis, d’analyse et de fond du dossier qui ont conduit à la décision favorable."