Dans le courant de la semaine passée, le monument en hommage aux victimes civiles du massacre du 22 août 1914, sur la place Saint-Martin à Tamines (Sambreville) a été tagué. Selon des témoins, trois jeunes gens seraient les auteurs de cet acte qui a provoqué une vague d'indignation générale. Dans les rues ou sur les réseaux sociaux, les commentaires fusent, exigeant la plus grande sévérité contre les auteurs de ces graffitis.
Le bourgmestre Jean-Charles Luperto a lancé de son côté un appel, via une lettre ouverte aux "trois andouilles" qui ont commis les faits. Dans le but sans doute de comprendre pourquoi et comment ils sont arrivés à agir de cette façon. " Qu’est ce qui peut donc passer par la tête de jeunes gens pour s’en prendre, de la sorte, à notre patrimoine mémoriel?" demande-t-il, ajoutant que " ce faisant, c’est la mémoire de 350 civils, lâchement assassinés que vous venez de souiller. Des personnes tombées sous les coups de l’oppresseur allemand? Que vous ont-ils donc fait pour que vous les assassiniez une deuxième fois?"
Jean-Charles Luperto explique, via sa page Facebook, qu'il serait heureux de rencontrer ces jeunes, " dans un souci de dialogue, pour vous faire mesurer le caractère grave de votre acte" . Il les appelle donc à se faire connaître: " Et vous vous grandiriez, je pense, en vous signalant... notamment pour aider nos équipes de nettoyage dans cette tâche visant à faire disparaître cette souillure à notre mémoire collective.  Ne soyez pas lâches jusqu’au bout. Vous avez une occasion de peut-être vous racheter à moitié ... saisissez là!"
Son appel sera-t-il entendu? C'est à espérer. Parce que le devoir de mémoire est important. Il faut le préserver pour que de telles atrocités ne puissent se reproduire. Et un monument dédié à des victimes innocentes de la guerre, ça se respecte.