Lorque la cour d'appel de Liège a condamné Jean-Charles Luperto, 46 ans, poursuivi pour des faits d'outrages aux moeurs commis en 2014 à la station-service de Spy, à une peine de 6 mois de prison avec sursis, Samuel Barberini, chef du groupe MR au conseil communal de Sambreville nous avait déclaré: "On attendait la vérité, il y en a maintenant une. Humainement, on n'a pas envie d'en demander plus. Mais il y a une question d'image de Sambreville qui sera encore ternie quand on sait que c'est le chef de la police qui est condamné. Nous allons nous réunir pour prendre officiellement position mais on aimerait connaître la position du président du PS".

Cette réunion s'est tenue et un communiqué officiel en est sorti, selon lequel le MR local déplore que le premier citoyen de Sambreville soit concerné par une affaire judiciaire au terme de laquelle il est condamné. Le MR regrette tout autant les difficultés dans lesquelles le bourgmestre est plongé.

Mais, selon les libéraux, Jean-Charles Luperto devrait maintenant, momentanément, céder sa place de bourgmestre et de président de la zone de police : "En attendant l'éventuel pourvoi en cassation vers lequel Mr LUPERTO se dirige, nous attendons de sa part qu’il adopte une attitude similaire à celle qu’il avait prise lors de son inculpation à savoir une prise de recul de la vie politique et certainement de la présidence du conseil de police. Lorsque l'action cassation sera terminée, nous ferons une nouvelle analyse de ce dossier."

Le communiqué poursuit: "Loin de nous l'idée inhumaine d'enfoncer le clou pour des faits de la vie privée, nous devons prendre position en fonction de la vérité judiciaire qui est une condamnation. À notre sens, le manque de recul de Mr LUPERTO entacherait la réputation de Sambreville, de sa zone de police et n'aiderait en rien la réconciliation du citoyen avec le monde politique. De plus, il pourrait profiter de ce congé pour se concentrer sur son dossier".

Samuel Barberini et son groupe disent maintenant attendre de connaître la position du président du PS Paul Magnette. Mais ils déplorent, ajoutent-ils, les doutes émis par l'avocat de Monsieur Luperto quant au fonctionnement de la justice belge. "Pour notre part, il y a maintenant une vérité judiciaire qu'il faut accepter quelle que soit la vision que chacun peut avoir de cette affaire. De plus, la remise en cause de l'état de droit par une personnalité publique de premier plan peut avoir de dangereuses conséquences auprès de l'opinion public."