Le MR propose que la province prenne en charge l'entièreté du budget "extraordinaire" des zones de secours: investissements en matériel, en bâtiments, etc.

La Déclaration de Politique Régionale (DPR) du Gouvernement wallon prévoit que les provinces doivent reprendre progressivement à leur charge, au plus tard en 2024, la participation communale dans le financement des zones de secours. L'opposition PS-Ecolo au conseil provinical avait regretté, il y a peu, que la majorité MR-CDH-DéFI n'avait pas anticipé cette mesure dans son budget 2020. 
Ce jeudi matin, David Clarinval, président de la fédération provinciale du MR était entouré de Jean-Marc Van espen, Député-président de la province de Namur, Richard Fournaux, député provincial en charge des zones de secours et Jean-Marie Cheffert, chef de groupe au conseil provincal pour faire part d'une proposition importante de leur parti: celui-ci va proposer que, dès 2021, la province de Namur reprenne à sa charge, et ce à 100%, le financement du volet "extraordinaire" (acquisition et entretien le l'immobilier comme les casernes, et du mobilier, camions, autopompes, etc.) des budgets de chacune des 3 zones de secours de la province.
Cette proposition sera très vite défendue par le groupe des réformateurs au sein de la majorité d'abord, au conseil provincial ensuite.

Un budget supplémentaire de 3 millions par an

Pour ce faire, la province de Namur devrait dégager une enveloppe de 3 millions par an entre 2021 et 2024 qui viendra s'ajouter aux dépenses déja actées comme la formation à l'école Provinciale de Sécurité Civile (550 000 euros), le Codis, dispatching des zones, (145 000 euros), sans oublier l'intervention financière actuelle de plus de 1 922 000 euros.
Pour Richard Fournaux qui gère cette compétence, cette proposition est une façon de mettre l'expertise de la province en matière de gestion à disposition des zones de secours avec lesquelles les relations sont par ailleurs excellentes tandis que le député-président Van Espen insiste: " on peut y aller franchement. On pourra éventuellement réaliser des économies d'échelle en travaillant ainsi avec les 3 zones mais cette opération sera sans aucun impact sur la fiscalité de la province".
Jean-Marie Cheffert souligne de son côté que chacun devra accepter que si la province accroit d'une telle façon sa participation dans le budget des zones de secours, cette dernière devra bénéficier de plus de poids lors des prises de décision, mais en parfait partenariat avec toutes les paries concernées.
David Clarinval conclut: " C'est une idée de Richard Fournaux. Une proposition extraordinaire, qui répond à la demande de la région wallonne. Nous sommes les premiers à proposer cette solution concrète qui soulagera les communes sur le plan financier, nous répondons ainsi à leurs demandes".