Les prémices du projet remontent à 2014. D’ici l’été 2021, il devrait être bouclé. Le chantier du "Nid" (Namur intelligente et durable) à la pointe du Grognon, anciennement baptisé port numérique, avance à grands pas.

Le Nid mettra le numérique au service de la ville de Namur et amplifiera la communication entre les acteurs publics, la population, les acteurs économiques et sociaux ainsi que les associations. "Concrètement, l’objectif sera de sensibiliser le citoyen aux enjeux de développement d’une ville tels que la mobilité, le gaspillage énergétique, l’alimentation, la précarité, etc. et de permettre aux citoyens de participer aux solutions à amener. Le public cible sera clairement le citoyen namurois mais, évidement, les touristes et les groupes scolaires pourront y avoir accès", poursuit Maxime Prévot.

Au rez-de-chaussée du bâtiment, on retrouvera une brasserie dont la concession d’exploitation devrait être lancée d’ici un mois. "On favorisera un restaurant qui privilégie le circuit court, la cuisine durable, etc."

C’est à l’étage que le Nid se trouvera, accessible soit par un escalier depuis la brasserie, soit depuis l’esplanade du Grognon. Ce dernier sera divisé en trois espaces. Le premier, baptisé Namur en question, sera situé dans l’espace d’accueil. Il aura pour vocation de sensibiliser le visiteur à une série de problématiques globales telles que la démographie, le climat, l’économie,… Il donnera également aux visiteurs une série d’informations sur le territoire communal ainsi que sur le Nid et ses partenaires (KIKK, le Pavillon,…). "On y trouvera un écran suspendu qui expliquera le contexte dans lequel on se trouve et qui invitera les gens à passer à coté", explique Sophie Marischal, gestionnaire du projet.

Cet espace sera séparé des deux autres par des cloisons en verre, dont le but est également de limiter les nuisances sonores du restaurant du bas. Dans le second espace dit Namur en transition, les visiteurs se verront proposer des pistes de solution à l’échelle locale pour une thématique donnée. "La première est celle du développement territorial mais elles seront renouvelées dans un timing de 12 à 18 mois", enchaîne Sophie Marischal. Un espace rond cloisonné occupera le centre de la pièce avec, en son sein, un vidéo-maping diffusé sur une maquette, couplé avec des informations projetées sur des écrans latéraux. Il pourra accueillir entre 10 et 15 personnes. En dehors de cette pièce, cinq tables interactives seront installées disposant chacune d’interactifs mécaniques, multimédias et d’outils graphiques.

Enfin, le dernier espace Namur demain sera dédié aux débats et à l’échange d’idées. Il permettra aux acteurs de la ville de se rencontrer pour discuter des problématiques discutées au Nid. Il sera composé de gradins d’une capacité de 40 places assises qui permettra d’assister ou de participer aux débats, aux conférences, animations et autres ateliers.

Pour l’ensemble des lots (mobilier, éclairage scénographique, équipements multimédias, production multimédia, interactifs mécaniques et la réalité virtuelle), le budget s’élève à 748.969€, TVA comprise. Dont 301.000€ à charge de la Ville de Namur. Le reste est subsidié par des fonds européens Feder.

S.M.