Namur À 74 ans, il leur a donné des somnifères pour arriver à ses fins…

Ce sont les confidences de deux jeunes filles à une troisième qui ont mis fin au stratagème qu’un habitant de Jambes avait mis au point pour abuser sexuellement de jeunes filles quelque peu en détresse. Six au total mais, selon certains avis, il se pourrait qu’il y ait d’autres victimes inconnues à ce jour.

Deux jeunes filles se sont confiées et ont raconté qu’elles connaissaient un certain Jacques qui les accueillait chez lui. Il les véhiculait à leur demande, les dépannait financièrement et leur offrait à l’occasion l’un ou l’autre vêtement à la mode. Bref, un vrai papy gâteau ! Le plus fort : il ne demandait rien en échange !

Justine décide d’en parler à la police. Et c’est ainsi que le 26 mars 2018, les enquêteurs débarquent au domicile de Jacques V. C., un septuagénaire jambois. La perquisition met au jour du matériel pédopornographique concernant de très jeunes filles et, surtout, des gros plans de leur sexe et de leur anus !

Lesdites jeunes filles paraissant fort endormies, Jacques a reconnu glisser à leur insu un comprimé d’Halcion, un puissant somnifère prescrit par son médecin et qui provoque de sérieuses pertes de mémoire, si bien que les jeunes filles abusées ne se souvenaient de rien ! Depuis, l’homme est détenu à la prison de Dinant.

Ce jeudi, Jacques a commencé par ne reconnaître que la prise de photos pornos avant d’avouer certains viols techniques digitaux ou commis à l’aide d’un vibromasseur. Ce vibro pourrait être à l’origine d’une chlamydia qui a contaminé Lola, la privant à jamais de la joie d’être maman ! Jacques est poursuivi pour viols par ruse sur mineure de moins de 14 ans (une gamine complètement anéantie), sur mineures de plus de 14 ans et de moins de 16 ans et pour attentats à la pudeur sur mineures de plus de 16 ans. On lui reproche la détention de matériel pédopornographique, la fourniture de cannabis à des mineures (il voulait s’attacher leurs faveurs à tout prix) et du voyeurisme.

Le parquet a requis 12 ans et 10 ans de mise à la disposition du tribunal d’application des peines. L’homme est double récidiviste. Les parties civiles ont été écœurées par l’attitude du prévenu dont elles attendent toujours le moindre mot d’excuse. Me Leloup, le conseil de Jacques V.C., a évoqué la santé précaire du prévenu et s’en remet à la sagesse du tribunal. Jugement le 14 mars.