Namur Elles fonctionnent donc illégalement et pourraient être arrêtées.

Les six éoliennes du parc Eneco de Pessoux fonctionnent sans permis depuis quelques semaines, rapportait La Meuse dans son édition de ce lundi. Le Conseil d’État a en effet annulé le permis en janvier.

La situation peut paraître ubuesque : alors qu’il avait été délivré en 2015, le permis des six éoliennes de Pessoux, placées en bordure de la N4, a été annulé en janvier dernier par le Conseil d’État. En cause ? Les normes de bruit sont dépassées. Si 43 décibels sont autorisés, des mesures récentes font état de 43,3 décibels.

Les éoliennes continuent pour le moment de tourner. Mais jusqu’à quand ? Me Brusselmans, avocat d’Eneco, explique à La Meuse que le dossier va revenir entre les mains du ministre de tutelle qui a délivré le permis. Par contre, le fait que les éoliennes fonctionnent pour le moment sans permis pourrait donner des idées aux proches riverains, qui ont toujours été farouchement opposés au projet. Ceux-ci pourraient par exemple introduire une action devant un tribunal pénal ou civil afin de demander l’arrêt ou le démantèlement du parc éolien. Ce qui ne serait pas totalement improbable, quand on sait que de tous proches riverains ont déjà introduit en 2017 une action en justice devant le tribunal de première instance de Namur…. action qui était suspendue car liée à la décision qu’a prise le Conseil d’État en janvier.

Si le bruit des éoliennes pourrait être évoqué comme dommage subi par les riverains, cette situation est corrigible techniquement.

Contactée par nos soins, Cécile Cornet d’Elzius, qui a introduit une action en 2017, précise qu’elle " ne souhaite pas commenter la décision avant au moins plusieurs semaines ".

JVE