Michael (prénom d’emprunt), comparaissait ce lundi devant le tribunal correctionnel de Namur pour répondre de préventions de coups et blessures et de harcèlement sur son ex-compagne à la fin de l’année 2014. Si il a dans le cadre du dossier reconnu par le passé des gifles en plein visage (« Pour mettre un terme à notre couple ») et coups de pied sur la mère de son enfant et une entrave méchante à la circulation en plus de faits de harcèlement, il n’était plus aussi catégorique ce lundi, cherchant à tout prix à justifier des gestes pourtant posés, ne cessant d’interrompre le président ou le ministère public.

Plus de 40 avocats sont déjà intervenus dans le cadre du dossier, dont l’instruction a été clôturée en 2017. C’est finalement seul qu’il se défend ce lundi. "Je n’ai pas le choix, c’est une audience de forcing, mes droits ne sont pas respectés", confie Michaël, qui enregistre toute l’audience sur son téléphone. "De nombreuses pièces manquent dans le dossier, on ne veut pas y mettre certaines autres qui pourraient me disculper, le dossier a été orienté par le tribunal, il est incomplet et a été manipulé car mon ex est assistante de justice au tribunal de Namur, qui devrait se dé-saisir de celui-ci et le faire examiner dans une autre juridiction pour respecter mes droits. On me prive de mon enfant et c’est illégal. Vous la protégez", lance le prévenu au juge Henrion, à qui il reproche d’être de mauvaise foi .

Le substitut Mascart, qui, comme le président Henrion, a recadré Michael à plusieurs reprises, notamment par rapport à son attitude devant le tribunal, requiert une peine de prison d’un an assortie d’un sursis probatoire ou une peine de probation autonome. « L’expertise psychiatrique le déclare narcissique. Il a menacé de tuer sa compagne et lui a fait du chantage au suicide, en mettant notamment une corde autour de son cou.

Jugement le 31 mai.