Namur Le prévenu a lui-même appelé Ores, qui lui réclame aujourd’hui près de 8000 €

Le 8 février 2016 sur le coup de 10 h, tout un quartier de la région namuroise se retrouve sans électricité. Jonathan M. appelle alors Ores pour procéder à une réparation. Rapidement sur place, un technicien se rend compte que le problème a été causé par un raccordement illégal sur le réseau du fournisseur d’électricité. 3 jours plus tard, la police découvre 1215 plants de cannabis, soit un actif illégal de 131.760 €, selon le parquet, dans la maison et dans le poulailler de Jonathan M.

Constitutée partie civile , la société Ores réclame la somme de 7.7788€, qui correspond au vol d’électricité commis par Jonathan M. pour faire fonctionner sa cannabiculture entre la mi-décembre 2015 et le 12 février 2016. Interrogé par les enquêteurs, le principal prévenu, qui a commencé à fumer de l’herbe à l’âge de 11 ans, déclare qu’il louait le poulailler situé à l’arrière de la maison à un certain Guy, mais qu’il ne s’était pas rendu compte du fait que celui-ci avait transformé l’endroit en cannabiculture. Benjamin, qui a des antécédents en matière de vente de cannabis, semble ne pas non plus s’être étonné du fait que les fenêtres avaient été occultées. Des voisins affirment l’avoir vu en train de transporter du terreau et d’irriguer sa propriété.

Le parquet de Namur réclame 3 ans de prison pour Benjamin M et Faisal B, tous deux accusés de former une association de malfaiteurs.

Pour l’avocat du principal prévenu, le dossier ne repose sur rien. "Deux voisines avec qui mon client est en conflit depuis 4 ans et l’ex-compagne de celui-ci témoignent contre lui. Est-ce suffisant ? Je ne pense pas. Je réclame son acquittement et, en ce qui concerne les réclamations d’Ores pour le vol d’électricité, je demande à ce que le montant soit réduit à 5000 €"

L’avocate de Faisal B va plus loin. "On parle d’actif illégal mais il n’existe pas car les plants de cannabis n’ont pas été récoltés et donc pas vendus car ils ont été détruits. Quant à l’association de malfaiteurs, elle n’existe pas non plus. Les photos fournies par la "voisine KGB" ne permettent pas d’affirmer que mon client est impliqué dans ce trafic. Je réclame donc son acquittement."

Jugement le 18 octobre.