Ce lundi matin, le Fossois Gilles Mouyard ne cache pas sa déception

Gilles Mouyard a perdu son siège de député régional. Ce lundi matin, le Fossois ne cache pas sa déception : « Je suis triste parce que je me projetais dans le travail qui reste à faire, donc aujourd’hui, c’est de la tristesse et de la déception parce que je suis arrêté en plein élan et c’est brutal. A titre personnel et de manière générale, j’ai quand même des difficultés à comprendre que dans notre région on puisse voter à ce point pour des communistes. Maintenant, au niveau du MR, et au niveau de notre région, oui il y a un ressac mais en même temps ce n’est pas la bérézina. On a fait une belle campagne avec Sabine Laruelle et ça se ressent dans les résultats. Mais encore une fois, je peux comprendre qu’on veuille voter pour un parti démocratique comme Ecolo mais pour des communistes… »

Il y a quelques mois encore, Mouyard était désigné tête de liste MR pour la région de Namur. Le retour de Sabine Laruelle a changé la donne et il s’est un peu retrouvé le dindon de la farce. Mais il réfute cette façon de voir : « Soyons de bon compte. Si j’avais été premier j’étais certain de passer mais à la place de faire moins 3%, on aurait pu faire, comme dans la région de Dinant-Philippeville moins 5 ou mois 6%. Donc, le retour de Sabine Laruelle a été clairement une bonne chose. Sur le plan personnel c’est d’autant plus râlant, je perds mon siège pour un fifrelin, c’est l’apparentement qui a fait que le second siège du MR bascule dans la circonscription de Dinant-Philippeville, à 750 voix près sur l‘ensemble de la province de Namur. C’est râlant parce que nous n’avons pas démérité sur la circonscription de Namur alors que dans le sud de la province, ils ont perdu nettement plus que nous. On a fait une bonne campagne, on a fait le job, mais ce calcul de l’apparentement, c’est une drôle de bêbête… »

Mouyard n’a évidemment pas encore envisagé l’avenir. Pour l’heure, il va prendre du repos et se consacrer à sa famille qu’il dit avoir délaissée à cause de deux campagnes électorales successives.

Aujourd’hui la bête est blessée. Mais, connaissant ses ressources, gageons qu’il ne tardera pas à revenir dans l’arène avec force et vigueur.