Le planning annoncé serait-il volontairement pessimiste pour éviter d’éventuels retards ?

Le téléphérique - ou plutôt le transport par câble aérien puisque le modèle choisi pour Namur n’est pas un téléphérique à proprement parler - ne sera pas accessible aux touristes pour la saison prochaine. La mise en service n’est prévue qu’à la fin de l’été 2020, a-t-on appris lors de la séance d’informations bimestrielle sur les grands chantiers.

Les professionnels du téléphérique Poma et La Belle Montagne avaient pourtant dit qu’il ne leur faudrait que quelques semaines pour monter les stations amont et aval une fois le permis obtenu, mais le timing donné ce lundi soir pêche peut-être par excès de prudence : le troisième partenaire n’étant autre que Franki, qui connaît bien des déboires avec la passerelle.

Du côté de la place Maurice Servais, la crèche Les Petits Pouyons dont la démolition vient de démarrer aura totalement disparu du paysage ainsi que la dalle fin janvier.

S’ensuivront la fondation micropieux, le terrassement et les fondations enterrées (février) tandis que le gros œuvre du bâtiment qui accueillera la station aval, mais aussi des toilettes publiques et un établissement horeca démarrera fin mars.

En ce qui concerne la station de l’Esplanade de la Citadelle, qui abritera les moteurs, c’est en janvier que sera donné le coup d’envoi des travaux avec le terrassement et les travaux préparatoires.

Les revêtements de façade prendront du temps, entre les mois d’avril et de juin.

En juin/juillet sont prévus les raccordements électriques tandis que la mise en service et le rodage avant d’accueillir des passagers sont annoncés pour août/septembre.

La Ville et le concessionnaire sont arrivés à un accord en 2017, au terme d’une année de procédure négociée, aucun autre opérateur n’étant intéressé de mener le projet à terme. C’est la société momentanée Franki - Poma - La bellemontagne qui prend le risque financier, mais la ville de Namur lui assure une redevance de 600 000€ par an. Les estimations en amont évaluent la fréquentation annuelle à 120 000 voyages avec un débit maximal de 415 personnes par heure et par sens.