Namur Extinction Rebellion maintient la pression sur la Ville de Namur et son traitement des arbres à travers de la désobéissance civile.

La donne a changé. La Ville doit compter avec Extinction Rebellion Namur comme interlocuteur et non plus comme petit groupe d’activistes allumés.

La manifestation de ce week-end place Royale, réprimée par la police de Bruxelles, a donné un coup de projecteur et un élan de sympathie à XR, mouvement pacifique qui a décrété l’urgence climatique. Tout comme la conférence de Rob Hopkins (dont la femme est impliquée dans XR avec des actions très médiatisées à Londres) qui a rempli l’auditoire Pedro Arrupe quelques jours auparavant.

Les actions précédentes de XR Namur semblaient brouillonnes. On se souvient qu’Extinction Rebellion a remplacé le drapeau de la tour du guetteur - et malheureusement tagué le pont de Jambes - mais aussi placé ses calicots sur les façades d’institutions et de partis avant les élections de mai.

Le groupe prend de l’ampleur et de la légitimité. Ce mardi très tôt, il a déversé 7 mètres cubes de copeaux de récupération devant l’hôtel de ville. "Namur se dit consciente des enjeux touchant au climat et à la biodiversité, mais manque d’ambition. Elle le prouve notamment par l’abattage d’arbres anciens sur différents sites, dont le parc Léopold, en prétendant erronément pouvoir le compenser. En ces jours où les consciences se tournent vers le drame des dévastations de masse de forêts aux quatre coins du monde, nous rappelons au Namurois la triste trahison de leur commune en ce jour de conseil communal", déclare Extinction Rebellion Namur.

Le mois dernier, les activistes de XR avaient affirmé qu’ils maintiendront la pression sur les élus lors de chaque conseil. La séance de septembre avait déjà été perturbée par un autre acte de désobéissance civile pacifique : plusieurs dizaines de citoyens, de XR au collectif Léopold en passant par des gilets jaunes, ont protesté en chanson contre la suppression du square. La Ville de Namur va-t-elle arrêter de se retrancher derrière le résultat des élections et adopter une posture plus à l’écoute ?

Même si les activistes ne sont pas si nombreux, le devenir des arbres en ville émeut plus d’un Namurois. La semaine dernière, les élus - en particulier le bourgmestre - se sont fait incendier sur Facebook pour l’abattage de 8 marronniers malades. Preuve qu’il est temps d’abandonner les justifications hautaines, ne serait-ce qu’en termes d’image, pour engager un dialogue.