Début juin, l'auditorat du travail de Namur réclamait une amende sans sursis de 1000 euros, à majorer des décimes additionnels, à l'encontre du gérant d'une pizzéria namuroise. Lors d'un contrôle réalisé en juin 2019, l'un des 3 employés n'était pas en ordre de dimona. Mais surtout, depuis 2018, les employés n'étaient plus déclarés à l'ONSS. L'entreprise ayant fait faillite pour la troisième fois en juin 2019, le gérant n'a pas su s'acquitter de la transaction de 3000 euros qui lui a été proposée pour solutionner le problème en août de la même année.

L'avocat du prévenu, Me Lejeune, ne contestait pas la matérialité des faits mais expliquait : " Mon client était en fait un homme de paille qui avait été mis à la tête du restaurant après 2 faillites, il était gérant mais n'avait pas son mot à dire. Il souffre d'une maladie chronique sévère et a été hospitalisé longtemps, c'est en son absence que les choses se sont dégradées. Il a fait l'objet des menaces avec arme de la part de celui que l'on trouve en fait derrière cette affaire. Il est actuellement très affecté par la maladie et suite à cette faillite, il ne travaillera sans doute plus jamais, surtout dans l'horeca. Je plaide donc un sursis le plus large possible."

Le tribunal a rendu son jugement ce mercredi : le gérant de la pizzéria est condamné à une amende de 1800 euros multipliée par les décimes aditionnels et donc portée à 14.400 euros. Un sursis de 3 ans est cependant accordé au gérant pour ce qui dépasse 4400 euros.